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Après la sortie de Jean-Baptiste Elias : la Cena, un danger pour 2020 au Bénin ?

C’est l’actuelle Commission électorale nationale autonome (Cena) sous la tutelle de Emmanuel Tiando qui va encore gérer le prochain processus électoral de notre pays, les communales, locales et municipales de 2020. Cette institution sera-t-elle à la hauteur après les révélations de Jean-Baptiste Elias ?

La Cena de Emmanuel Tiando éclaboussée par les révélations du président de l’Autorité nationale de la lutte contre la corruption (ANLC), Jean-Baptiste Elias, sera-t-elle en mesure de nous épargner de la violation des textes de la République comme ce fut le cas lors des dernières législatives ?

Selon le calendrier électoral du Bénin, les élus de proximité, après cinq ans, doivent renouveler leur mandat en 2020 selon la Constitution du Bénin. Dans le cadre des communales, locales et municipales en lien avec ce rendez-vous fatidique, la Cena a encore un rôle capital à jouer, celui de la gestion du processus électoral.

Au cours de ce processus, il y a une étape importante qui attend cette institution. C’est celle du dépôt et de la validation des dossiers de candidatures des partis. A cette étape, faut-il retenir son souffle où faire confiance à la Cena ?

La question mérite d’être posée surtout suite aux révélations du président de l’Autorité nationale de la lutte contre la corruption (ANLC), Jean-Baptiste Elias. Celui-ci pour rappel, a épinglé dimanche dernier sur les ondes de la radio Soleil FM, la Cena qui lors des législatives a accepté des dossiers entachés d’irrégularités avec de fausses déclarations sur l’honneur, des actes de naissance irréguliers, des cartes d’électeur non conformes…

Sous prétexte que ce sont des ‘’fautes mineures’’, la cena de Tiando a fermé les yeux et a validé des dossiers qui ne sont pas en règle. Au finish, 17 députés de l’actuel Parlement ont été élus sur la base de «faux et usage de faux».

Nuages sur la Cena ?

Dans ce contexte de révélations qui décrédibilisent la Cena actuelle, peut-elle gérer les élections communales, locales et municipales au Bénin après les irrégularités constatées lors des législatives du 28 avril 2019 ? Quel type de conseillers fabriquera-t-elle à l’issue du processus de validation des candidatures?

Suite aux révélations troublantes de JeanBaptiste Elias sur la qualité de l’organisation des dernières législatives par la Commission électorale nationale autonome (Céna), y-a-t-il lieu de s’inquiéter sur la qualité des conseillers locaux, communaux et municipaux que va encore fabriquer l’équipe de Emmanuel Tiando?

En effet, les prochaines élections communales et municipales qui auront lieu au Bénin dans six mois conformément aux dispositions légales, seront le théâtre de tous les maux si l’actuelle Cena ne change pas la trame de sa gouvernance. Dans le cas contraire, suspicion et méfiance seront encore au programme. Et pour cause.

Que faut-il attendre d’une institution de cette envergure que Jean-Baptiste Elias, président de l’ANLC a désemballé ôtant le mythe qui entourait encore la Céna ? Peut-on faire confiance à cette institution qui a excellé dans les fausses déclarations sur l’honneur et des actes de naissance irréguliers enregistrés avec soin et plaisir par-ci, des rejets fantaisistes et illégaux de dossiers et, des déclarations révoltantes montées de toute pièce par-là?

Ajouté à ces faits, la division et la mésentente des commissaires de l’institution via la prise des mesures spéciales contre un autre membre de la Cena, en occurrence Freddy Houngbédji. Sans oublier le ballet Céna – Brigade économique et financière (BEF), une première depuis le renouveau démocratique au lendemain d’une élection.

Comme les législatives 2019 ont eu lieu dans des mascarades, les communales de 2020 sous Tiando donneront-elles lieu à des joutes émaillées de graves et monstrueuses irrégularités?

Si en 2019, la Céna de Tiando a été au cœur des polémiques électorales, il est impérieux que l’on s’interroge sur la nature de l’organisation prochaine des élections locales et communales.

Selon les observateurs avertis, tant que le gouvernement de Talon n’a pas vidé le dossier de mauvaise gestion évoqué en conseil des ministres il y a un an pour situer les responsabilités, les actuels commissaires de la Cena pourraient reprendre les mêmes erreurs face au rouleau compresseur de ceux qui ont évoqué ce dossier en conseil des ministres.

Alors que la perfidie et les manœuvres dilatoires soient au rendezvous de la Cena 2020, ne surprendrait personne. Les mêmes causes pourraient produire les mêmes effets.

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