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Chronique – Elisabeth Pognon : la preuve vivante de la bravoure féminine

On dit souvent en langue nationale Fon : “Politiki man yin min dé sin gbè! ” Entendez “La politique n’est l’égale de personne”. Pourtant, la doyenne Elisabeth Pognon, a prouvé le contraire puisque j’ai envie de dire qu’elle a amicalement tutoyé la politique.

En effet, ce n’est pas donné à tout le monde, et encore moins à une femme de diriger pendant cinq années l’institution de la république appelée Cour Constitutionnelle. (Et la première mandature plus précisément !) La preuve, de la première à la sixième mandature (L’actuelle.), seulement deux femmes (Elisabeth Pognon et Feue Conceptia HOUINSOU) ont dirigé l’institution.

Elisabeth Pognon, elle, en tant que présidente l’a fait avec ferveur, courage et détermination pour le compte de la première législature de la dite institution. C’est à se demander d’où elle a puisé autant de force, d’audace et de poigne pour diriger sans ciller, ni trembler la Cour Constitutionnelle de 1993 à 1998?

Me Robert DOSSOU, ancien président de la cour constitutionnelle au cours d’une émission, dira au sujet de Madame POGNON : “Elle a été trainée dans la boue, vilipendée, malmenée mais c’est de bonne guerre”. Selon Maître Bastien SALAMI, elle était compétente, avait une bonne éthique et la rigueur qu’il faut dans l’exercice de sa fonction et à cet effet, était “La présidente la plus adulée”.

Si la dame de fer était avocate de formation et plus tard, faisait partie des premiers membres du groupe des sages, a été nommée représentante de l’Afrique de l’Ouest en 2007, et servait déjà son pays, elle s’est surtout positivement illustrée par le rôle qu’elle a joué dans les élections présidentielles de Mars 1996.

En effet, après l’annonce de la défaite du président sortant (Nicephore Dieudonne SOGLO), face à Mathieu KEREKOU, la cour “POGNON” a pris l’historique décision de ne pas donner gain de cause aux recours du camp présidentiel, et ce, malgré les pressions subies qu’elle avait pris le soin de dénoncer à travers un communiqué.

Une décision intègre, saluée par les béninois qui agréablement marqués, ont dans leur esprit, ménagé une place de choix pour elle. En retour, Elisabeth POGNON le leur rend bien, puisque désormais à la retraite, elle demeure fidèle à ses principes et aux valeurs qu’elle a toujours prôné .

À travers sa récente allocution à la clôture du colloque scientifique organisé par la cour constitutionnelle, sur le thème : “Cour constitutionnelle, entre rupture et continuité.” elle l’a encore démontré.

Partant sur la base que c’est la première fois que la justice constitutionnelle est expérimentée au Bénin, la doyenne POGNON, s’est dite: “Particulièrement heureuse de constater l’évolution des choses, l’amélioration des choses”, “Je vois que la modification apportée par le règlement actuel va dans ce sens pour que les gens puissent se sentir concernés, pour qu’ils se sentent intéressés par ce qui se fait à la cour constitutionnelle. Bravo, bravo !!! Je vois que la relève est parfaitement assurée et qu’elle ira encore plus loin“. C’est l’appréciation générale d’une magistrate qui a géré la même institution il y a une vingtaine d’années et qui donc, en “connaisseuse”, a sur ces mots, félicité la 06 ème mandature de la CC, ainsi que son premier responsable, le Prof Joseph DJOGBENOU.

Anyway! Il faut juste retenir de Elisabeth POGNON, qu’elle a été une pièce maîtresse dans l’acceptation, l’enracinement et le respect d’une institution telle que la Cour Constitutionnelle au Bénin et peut donc à juste titre être un exemple de combativité et de fierté pour la jeune génération béninoise.

Par Anita MARCOS

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