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Conférence nationale contre dialogue politique

On a d’un côté Mathieu Kérékou et Patrice Talon. On a ensuite Mgr de Souza et Dorothée Sossa. On a enfin, Albert Tévoédjrè et Victor Topanou. A travers les acteurs de 1990 et ceux de maintenant, la différence est là. On a encore de la nostalgie pour la conférence nationale. Quant au dialogue politique qui n’a projeté qu’un scénario-type de simple énumération de recommandations, il faut regarder les enjeux de l’heure pour tout comprendre. Analyse dans l’exercice de l’éditorial du jour.

Au dialogue politique, on a l’impression que Patrice Talon était dans un tournoi médiéval. Du centre jusqu’à la périphérie de son gradient, il n’y avait ni peur, ni duel pour lui. Patrice Talon était donc en territoire conquis. Ce n’était pas le cas de Mathieu Kérékou. Dans le cas de celui-ci, il lui revenait de souligner et d’affirmer sa responsabilité historique.

Même si comparaison n’est pas raison, aussi bien Mathieu Kérékou que Patrice Talon, étaient face à un dilemme. La responsabilité politique d’assumer ou de débiner sous l’emprise du «narcissisme des petites différences» comme le dit Freud.

Dès lors, on peut mieux comprendre le rôle de tous ceux qui se retrouvent dans le convoi aussi bien de Patrice Talon que de celui de Mathieu Kérékou. Dans le cas de celui-ci, Isidore de Souza président du présidium et Albert Tévoédjrè en tant que rapporteur général, avaient compris leur mission. En 1990, le Bénin était confronté à une citoyenneté humaine à travers la violation des droits de la personne et la morosité économique.

En 2019, à l’époque de Patrice Talon, dans son charroi, on a Dorothée Sossa, le facilitateur et Victor Topanou, le rapporteur. Et ici, il n’y a pas de différents niveaux entre les deux contextes. Sous Patrice Talon, on a également la violation des droits du citoyen et surtout les conflits pour la démocratie. On peut donc pointer du doigt une ligne de partage entre ces acteurs du dialogue politique et ceux de la conférence nationale.

En 2019, on voit donc qu’on est face à une carte très centrée sur la conflictualité, Et face à cette problématique relative à la sauvegarde de la démocratie, Dorothée Sossa et Victor Topanou, n’ont pas pu démontrer leur ‘’capabilité’’ à s’émanciper de la trop grande tutelle de Patrice Talon.

Alors, on comprend leur impéritie à centrer leur regard sur les enjeux de l’analyse sociopolitique de l’heure. D’où leur survol des problématiques principales actuelles.

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Dans tous les cas, la fin de la conférence nationale en son temps, a entériné un nouveau rapport de forces et institué un nouvel ordre. Et dans la prégnance des iconographies officielles, Isidore de Souza et Albert Tévoédjrè ont été en phase avec leurs convictions. C’est toute la différence entre eux et les deux clercs d’aujourd’hui.

Isidore de Souza a mis du sien pour la résolution conflictuelle des défis de l’époque. Albert Tévoédjrè a refusé de surfer sur la perversité des incivilités à travers son rapport limpide et concis. Quant à Victor Topanou, on l’a vu faire des génuflexions et rouler dans toute une dévotion pour présenter son rapport. Résultat des courses, tout y est et tout est dit.

Même si les historiens insistent sur le fait qu’il ne faut pas céder aux sirènes de la comparaison, la nécessité d’une grille d’analyse s’impose. C’est ce qui permet donc de mettre un terme à la dilution de sens.

Entre les nourris du roi de 2019 et les patriotes de 1990, le plein service et le service minimum les opposent. Si les seconds ont opté pour le droit pour la paix les premiers quant à eux ont préféré l’horizon d’attente pour la paix.

Par Titus FOLLY

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