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Conservation des oiseaux en Afrique de l’ouest : agrandissement des zones humides au Bénin

Le Site «Basse Vallée du Couffo, Lagune Côtière, Chenal Aho, Lac Ahémé» a été agrandi, pour passer de sa superficie d’origine de 47 500 hectares inscrite en 2001, à plus de 524 000 ha et, le Site «Basse Vallée de l’Ouémé, Lagune de Porto-Novo, Lac Nokoué», quant à lui, est passé de 91 600 hectares inscrite en 2001, à 652 760 ha, a anoncé Ramsar le 18 octobre 2019.

Le Bénin agrandit deux Sites Ramsar pour couvrir la totalité de son littoral en élargissant la superficie de deux zones humides d’importance internationale qui couvrent désormais tout ensemble du littoral du pays, formant un complexe de zones humides vaste et important.

Ainsi, le Site «Basse Vallée du Couffo, Lagune Côtière, Chenal Aho, Lac Ahémé» (Site Ramsar n° 1017) a été agrandi, pour passer de sa superficie d’origine de 47 500 hectares inscrite en 2001, à plus de 524 000 ha, et englobe les vallées des rivières Couffo, Mono et Sazué, apprend-on auprès de Ramsar. Ce qui offre un habitat aux tortues et aux oiseaux et un lieu frais aux poissons, crustacés et mollusques.

Ses marécages à mangroves, ses prairies inondées et sa savane boisée accueillent environ 233 espèces d’oiseaux, plus de 90 espèces de poissons et 364 espèces de plantes. La faune très diverse comprend plusieurs espèces menacées comme la tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata), en danger critique. Le Site Ramsar coïncide avec la Réserve de biosphère de Mono inscrite par l’UNESCO, à laquelle s’applique un plan de gestion, avec la participation des communautés locales.

Le Site «Basse Vallée de l’Ouémé, Lagune de Porto-Novo, Lac Nokoué» (Site Ramsar n° 1018) a été agrandi, pour passer de sa superficie d’origine de 91 600 hectares inscrite en 2001, à 652 760 ha. Outre le secteur inférieur de la vallée de l’Ouémé, le site comprend maintenant une zone marine, un complexe de lagunes, le marécage d’Adjarra, et le secteur moyen de la vallée de l’Ouémé.

Le site comprend divers écosystèmes notamment une forêt marécageuse, des prairies inondées, des roseaux, une végétation flottante et des mangroves. La faune très variée comprend : huit primates et en particulier le hocheur à ventre roux (Cercopithecus erythrogaster) ; plus de 80 espèces de poissons ; des mammifères aquatiques comme le lamantin d’Afrique (Trichechus senegalensis) ; 18 espèces de reptiles ; et au moins quatre espèces de tortues, dont la tortue luth (Dermochelys coriacea) qui pond dans le site. L’on a dénombré environ 215 espèces d’oiseaux, beaucoup étant présentes près du lac Nokoué, qui est une Zone importante pour la conservation des oiseaux (ZICO-BJ004). Les forêts sacrées ajoutent une valeur sociale et culturelle au site.

De la Convention de Ramsar et sa mission

La Convention Ramsar a pour mission «la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides par des actions locales, régionales et nationales et par la coopération internationale, en tant que contribution à la réalisation du développement durable dans le monde entier».

Les zones humides sont parmi les écosystèmes les plus divers et les plus productifs. Elles fournissent des services essentiels et toute notre eau douce. Toutefois, elles continuent d’être dégradées et transformées pour d’autres usages. La Convention a adopté une large définition des zones humides comprenant tous les lacs et cours d’eau, les aquifères souterrains, les marécages et marais, les prairies humides, les tourbières, les oasis, les estuaires, les deltas et étendues intertidales, les mangroves et autres zones côtières, les récifs coralliens et tous les sites artifi ciels tels que les étangs de pisciculture, les rizières, les retenues et les marais salés.

Dans le contexte des «trois piliers» de la Convention, les Parties contractantes s’engagent à œuvrer pour l’utilisation rationnelle de toutes leurs zones humides ; à inscrire des zones humides appropriées sur la Liste des zones humides d’importance internationale (la «Liste de Ramsar») et à assurer leur bonne gestion ; à coopérer au plan international dans les zones humides transfrontières, les systèmes de zones humides partagés et pour les espèces partagées.

Par Joël YANCLO

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