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ENTRETIEN

«… craindre un retour au régime autoritaire du fait de l’abandon de la démocratie», selon Joel Atayi Guèdègbé

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Expert en gouvernance, acteur de premier plan de la société civile, Joel Atayi Guèdègbé dans cet entretien fait le bilan de la conférence nationale 30 ans après.

Monsieur l’xxpert, 30 après la conférence nationale que retenir comme bilan sur le plan démocratique ? Avions-nous vaincu la fatalité comme l’avait si dit avec emphase le rapporteur général de la conférence ?

Le bilan sera forcément partiel et incomplet parce qu’on ne peut pas couvrir trente ans de vie d’un pays en quelques mots. Mais fondamentalement, c’est que le Bénin, a retrouvé une certaine stabilité démocratique. Et tente vaille que vaille de s’inscrire dans cette visée-là. Avec un certain recul, les reformes des années précédentes, ont favorisé la stabilité et la démocratie. Donc, il faut apprécier à sa juste mesure ces 30 ans de renouveau démocratique.

Malheureusement, les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs. Car il ne suffisait pas de proclamer le retour à la vie démocratique, de tenir régulièrement des élections surtout les présidentielles à bonne date pour avoir la démocratie dont on rêvait. Avec le temps, on constate que la démocratie est une quête permanente et il se fait que les principaux acteurs de la vie politique de notre pays sont loin d’être bien habités par cette culture-là. Donc, sans une adhésion, sans une compréhension des valeurs démocratiques, alors on se pare simplement des atouts de la démocratie. Donc cet effort-là, nous ne l’avons suffisamment pas fait.

Deuxièmement, la démocratie sans le pain est insoutenable. On le sait. Mais on n’a pas suffisamment non plus fait que la démocratie reste réellement désirable par les résultats économiques qu’elle nous aurait permis d’atteindre. De sorte qu’il y a de plus en plus une tendance dans notre pays voir au-delà dans la mesure où les uns et les autres font de moins en moins la différence ou le lien entre la nécessité de la liberté politique et de la liberté d’entreprendre, c’est-à-dire pour davantage de productivité et de développement économique.

Donc, la démocratie au Bénin, 30 ans après les conclusions de la conférence nationale n’a pas su pour réellement libérer les initiatives au plan économique pour en assoir sérieusement les bases. Si bien qu’à tout moment, on doit craindre un retour au régime autoritaire du fait de l’abandon de la démocratie qui est parfois perçue comme bavardage stérile, lutte intestine inefficace et économique.

Des décisions de la Conférence, il y a une (le multipartisme intégral) que certains appellent le ‘’Grand Bazar’’. Le multipartisme intégral avec plus de 200 partis, a-t-il été le plus grand mal congénital pour le Bénin ?

Petit sourire…Non mais… Que chacun fait ce qu’il veut de la liberté qu’il a, la question est celle de notre responsabilité face à cette liberté qui est donnée. Il est évident que nous n’avons pas su nous discipliner. Est-ce qu’il faut encadrer le multipartisme ? Nous avons dit ou répétons souvent «multipartisme intégral», qui est une tautologie déjà. Un «multipartisme» aurait dû suffire.

Et nous aurons dû prendre conscience que ce n’est pas cent ou deux cents idéologies sens de sciences politiques et être plus sérieux dans notre utilisation de ce moyen de la démocratie. La démocratie est inconcevable sans les partis politiques. Et encore moins sans la concurrence entre les partis politiques.

Même si la concurrence électorale n’est pas de mise si les projets politiques ne se différencient pas suffisamment, ce qui veut dire que nous banalisons les outils de la vie démocratique que sont les partis politiques. Nous les instrumentalisons pour d’autres fronts qui sont relatifs à nos intérêts sordides, à nos intérêts égoïstes qui ne se préoccupent sérieusement de construire un Etat viable encore moins une Nation unie.

Alors que nous sommes un rassemblement d’ethnies de groupes divers, n’ayant pas toujours la même histoire sur la longue durée. Donc, la conscience de ces défis n’habite pas réellement les ‘’entrepreneurs politiques’’ au Bénin. Je parle même d’entrepreneurs politiques parce qu’au fond «l’entreprise politique» au Bénin a été dévaluée, car elle a été vue comme n’importe quel business avec des marchandages les plus sordides.

Et la transhumance qui ne se dément pas malgré la dernière réforme du système partisan qui a tendu d’avoir des partis à plus grande assise nationale. Mais voyez bien qu’en moins d’un an que les mêmes maux sont pratiquement revenus. Donc, cela veut dire que sans un encadrement relativement fort de cette liberté là, nous aurons du mal.

Alors on peut se laisser aller au nom de la démocratie à jouer des instruments que sont les partis politiques, les médias et les associations. Mais cela peut nous conduire finalement à amener l’idée d’un pouvoir politique qui porte un projet assurant la viabilité de l’entreprise démocratique, assurant le bien-être des populations. Et démontrant l’intérêt de préserver la démocratie, de l’arroser, de la défendre. Aujourd’hui, la question est de savoir combien il a-t-il d’électeurs et de citoyens conscients de la nécessité de défendre notre démocratie.

Aujourd’hui, tout porte à croire que le président Talon est dans un processus de rectification de la conférence. On connait son aversion pour le multipartisme intégral. A-t-il raison ?

Non, il a posé un diagnostic et il a essayé d’indiquer une direction. D’aucun dirait qu’il a imposé sa vision. Et cela nous amène donc à nous demander comment se fait-il qu’un homme fut-il auréolé du suffrage universel et même de la majorité absolue en arrive à imposer aux partis politiques qu’il est venu trouver. C’est dire que lesdits partis manquaient de consistance.

Le présidentialisme que nous avons adopté fait le lit au culte de la personnalité et à un pouvoir présidentiel fort. Les partis n’ont pas vu venir cela. La Constitution de 1990 a été dessinée, conçue pour que le président de la République ait un maximum de leviers à sa disposition. Et il fallait prendre la mesure pour être plus sérieux dans l’organisation des partis politiques. D’aucuns n’ont eu cessent de clamer que depuis 90, les partis n’ont pu promouvoir à la tête de l’Etat béninois, un des leurs.

Sourire…mais ils n’ont cas s’en prendre à eux-mêmes. Et même, si les populations, ont une relative méfiance par rapport à un parti hégémonique, ayant vécu les affres du parti unique sous l’ère révolutionnaire du régime du PRPB, c’était aux leaders de la vie politique de notre pays de trouver l’alchimie qui rassure. Très peu de partis, quasiment aucun n’est institutionnalisé dans notre pays.

Combien de partis politiques lancés depuis 1990, hormis le PCB, ont pu survivre dans l’espérance de vie ou de destin présidentiel de leur leader ? Ils sont attachés fortement à la personne de leur leader qui en ait le promoteur, le propriétaire. Et dès que ledit leader perd ses chances d’être candidat à la présidentielle, tout s’écroule. Tout près de nous, sans forcer la causalité, même les nouveaux partis comme USL de Ajavon, sont confrontés à ce phénomène.

En effet, on voit bien qu’avec les difficultés de ce leader, ces militants, ont tendance à le lâcher. Donc, les partis politiques au Bénin, n’ont pas encore réussi à institutionnaliser cet outil là. Et donc tant que sera comme cela, je veux dire la Constitution permet au président de la République qui vient d’arriver de constituer sa majorité qui n’est toujours pas une émanation du peuple.

Avec les réformes entamées par le président Talon, en ce qui concerne les acquis de la Conférence, la majorité a été vidée de sa substance (Le droit de grève, le multipartisme intégral… et autres) La conférence est-elle morte de sa plus belle mort ?

C’est forcément excessif, je pense que ça n’a pas été de gaité de cœur que les législateurs voir le président Talon, en soient venus à réduire, à limiter le droit de grève dans certains secteurs. Il reste reconnu le droit de grève est circonstanciel de l’émergence de la démocratie chez nous, la liberté acquise sont le prolongement de ces limites là et par le moyen de la grève.

Toutefois, nous devons aussi observer que les grèves étaient de plus en plus instrumentalisées à des fins politiciennes. Au de-là de cette bataille-là, elles ont commencé à poser le problème de la continuité du service public. Notamment comme les secteurs vitaux celui de la santé, de l’éducation pour l’avenir des enfants. De même au niveau des forces de sécurité de défense, en principe qui n’ont pas droit grève.

Donc il n’y a plus de liberté en réalité sans encadrement. C’est la leçon que nous devons retenir de notre pratique démocratique. Nous en n’avons abusé quelques fois. Je ne serai jamais partisan de la remise en cause des fondamentaux démocratiques. Mais nulle part au monde, il n’existe de la liberté. Même dans les médias, il y a un minimum de déontologie qui est attendue. Pour ne pas dire qu’il y a des lois qui encadrent le métier. Ce que nous appelons liberté d’expression et liberté de presse. Donc faute d’en faire bon usage nous nous exposons de plus en plus.

Entre le multipartisme intégral et la transhumance qui a le plus causé de préjudices au pays ?

Je pense que c’est la transhumance qui signale une immoralité, un manque d’intégrité et une cupidité. Il faut dire simplement un manquement à la parole donnée et d’infidélité à ce qu’on a proclamé au départ. Hors cela se conçoit très difficilement qu’à la première, on change de veste.

Mais rarement sur la base de divergence idéologique, plutôt sur les considérations personnelles, sur des mécontentements, ou non positionnement adéquat, pour non promotion à un poste ou au gouvernement ou encore non prise en compte des intérêts économiques et financiers. Toutes choses qui ne rassemblent pas. Donc, la transhumance à laquelle on n’a pas su trouver un traitement conséquent, continue d’être une plaie de notre vie politique.

Le président Talon avait l’occasion d’endiguer ce mal (transhumance) à l’occasion de ses réformes. Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ? Calculs politiques obligent ?

J’imagine que… soupire, d’abord il n’est pas le législateur. Même si le gouvernement peut être porteur de projet de loi. Mais qu’est-ce qui empêche la classe politique aussi qui dénonce souvent la transhumance d’indiquer une volonté sérieuse d’en finir. Les responsabilités sont partagées.

Comment expliquez-vous que pour ces 30 ans, le gouvernement ait donné l’air de faire un service minimum par rapport à la commémoration de cet événement?

Mais non il n’y a pas que le gouvernement, les citoyens sont propriétaires dépositaires de notre démocratie. Le gouvernement, c’est une minorité, une équipe qui a reçu le pouvoir de diriger ce pays. Et donc, c’est là que nous devons nous interroger sur l’étendue du pouvoir que nous avons délégué ou accordé dans le cadre de la démocratie représentative que nous avons adoptée. Mais au terme de la conférence nationale, nous sommes affublés de moyens de leviers dont nous n’avons pas suffisamment explorés l’étendue, le degré de perversité.

Donc, il est possible que chacun, chaque parti, chaque président en arrivant, subvertisse ce que nous avons voulu. Car nous n’avons pas suffisamment précisé. Parce que nous entretenons, nous n’y veillons pas. Si le gouvernement voir les partis politiques même ceux qui étaient les principaux acteurs de la conférence nationale, aujourd’hui n’en sont plus les vrais défenseurs de ces atouts qu’est qu’il en coûte que les citoyens eux-mêmes de demander des comptes.

C’est un droit que nous semblons renoncer par notre inaction, par notre apathie et donc le manque d’engagement citoyen est aussi une cause dans l’affaiblissement démocratique. La démocratie représentative est en quelque sorte un piège qui dépossède les citoyens de sa souveraineté à travers le vote. Mais au-delà du vote de l’élection, le citoyen doit être en mesure à s’organiser de manière alternative pour continuer à veiller au grain pour que les acquis et ses libertés ne soient pas détournés. Et qu’on ne vienne pas aux autoritarismes.

La conférence nationale, a davantage consacré la société civile ? Vous en êtes l’un des acteurs dont les fulgurances ne sont plus à présenter. Quel bilan faites-vous du travail abattu depuis lors ?

Disons que par moment, la société civile au Bénin, a été portée au nez pour ne pas dire au triomphe pour un engagement résolu manifestement décisif dans l’émission des débats politique dans notre pays. Mais cela ne peut être que circonstanciel, et cela ne peut être qu’aussi régulateur du degré de conscience citoyenne dans le corps social. S’il n’y a pas de répondant mais croyez-moi une seule hirondelle ne fera jamais le printemps. Les acteurs de la société civile sont des hommes comme tous..

En matière de veille citoyenne votre action n’a-t-elle pas été galvaudée par certains de vos collègues qui ont utilisé la société civile comme rampe de lancement ?

Oui et non, il est inévitable que des citoyens quel que soit la foi d’action d’où ils réagissent. Il est inévitable qu’il soit remarqué ou qu’il devienne remarquable. Et c’est toujours au nom de la liberté qu’il peut choisir de continuer dans telle ou telle autre direction. Ce qu’on doit défendre, exiger, c’est on évite la confusion des genres. Qu’on ne travestisse pas l’idée d’engagement dans X ou Y. Qui n’est tromperie sur la marchandise. Et que si on doit faire le choix de renoncer à une forme de République qu’on ait la conscience d’informer explicitement l’opinion publique.

Après, il y a des problèmes de communicabilités parce qu’au fond, vous êtes tellement identifié de telle manière de faire telle action que malgré votre volonté de changer ou de vous retirer, cela vous colle à la peau. Et donc ce n’est pas forcement parce que les gens sont malhonnêtes absolument parce que dans la perception, on a dénie même à la limite le droit au gens de changer quand bien même ils ont pris la précaution de l’annoncer au grand jour.

La conférence dans sa trame intellectuelle et logistique n’intéresse plus personne. Le Bénin pourtant englué dans les problèmes politiques aussi bien en 2010 avec la Lépi avec Boni Yayi puis en 2019 avec les législatives exclusives de Patrice Talon, n’a pas voulu adopter ce format. Avec ces deux cas, peut-on envisager un jour, une autre conférence avec le format de 1990 ?

Les temps ont changé, la conférence nationale en réalité, a représenté la sortie ou le passage de changement d’un régime d’exception à un régime démocratique. Un régime d’exception qui était à l’agonie, qui était essoufflé économiquement qui aurait pu continuer s’il avait eu les moyens de sa politique. Donc le contexte actuel, ce n’est pas la même situation.

Aucun régime démocratique n’accepterait d’avoir des assises à la lumière de la conférence nationale qui prenne le risque ou qui conduise éventuellement à des résultats inattendus du genre se proclamer souverain. Et donc, déstabiliser à travers une forme de coup d’Etat civil, le cadre institutionnel en place. Si un tel scénario doit se reproduire, il va falloir que des forces politiques éventuellement en décident comme en 1989- 1990.

Que ce soit les assises, que ce soit le dialogue national, ces creusets seront des voix consultatives qu’on doit encourager. Il n’y a pas longtemps, les gouvernants à l’issue des élections essaient de rattraper le déficit de légitimité. Il est de plus en plus récurrent dans nos systèmes électoraux et démocratiques, vous pouvez même avoir été élu à 100% aujourd’hui et dès demain ou l’année suivante perdre complètement cette popularité. L’état de grâce est de moins en moins à l’ordre du jour alors que nous sommes à l’ère d’exécutif fort.

Une fois la victoire est acquise légalement, la tendance ou la tentation est forte de poursuivre son chemin de manière solitaire voir isoler. C’est en cela que l’information est utile pour le citoyen et non la communication qu’on fabrique à tout vent qui est vidé de tout son sens.

Ce droit à l’information a son sens de telle sorte que des citoyens sont mieux informés et mieux formés aussi à travers les cadres que sont les Organisations de la société civile, les partis politiques et tout le reste. Donc le citoyen mieux formé aussi contribue davantage à réorienter l’action gouvernementale que seule le Parlement ne peut plus faire à moins d’une collusion ou par incapacité.

Propos recueillis par Dorice DJETON

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Abdel Aziz Assani : «Sèmè City doit être partenaire des incubateurs en place»

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Au Bénin, pour accompagner les startups à concrétiser leurs projets en entreprise, les centres d’incubation ne cessent de multiplier les actions devant conduire au succès souhaité. Dans ce nouveau numéro de la rubrique ‘’Entrepreneuriat et industrie», Abdel Aziz Assani, responsable de l’espace d’incubation «Btech Space», présente l’apport des incubateurs dans l’essor de l’entrepreneuriat béninois. Entretien.

Comment présentez-vous Btech Space ?

Btech Space, c’est un espace de co-working. C’est un espace qui permet aux jeunes de travailler dans un environnement serein et dans un écosystème entrepreneurial pour avoir non seulement la disponibilité et l’espace, mais aussi pour confronter leurs idées avec d’autres personnes qui sont dans une démarche entrepreneuriale.

C’est d’abord la motivation première de Btech Space. Mis à part cet espace de co-working, il y a un incubateur d’entreprises, c’est-à-dire des programmes qui permettent aux entreprises d’être accompagnées en termes de formation et en termes de recherche de financements.

Btech Space, pour répondre à quelle préoccupation ?

Moi-même je suis chef d’entreprise et j’ai eu à passer par un espace de co-working en France avant de créer mon entreprise. Je me suis rappelé que c’était agréable pour moi d’avoir un espace où j’avais la possibilité de quitter la maison, d’être accompagné par des gens et aussi d’échanger avec d’autres personnes qui avaient les mêmes idées que moi.

Je l’ai fait à Lyon, je suis resté dans un espace d’incubation pendant deux (02) ans avant de créer ma première entreprise. Alors du coup, je me suis rappelé cela quand j’ai décidé de rentrer au Bénin. J’ai voulu apporter ma pierre à l’édifice en créant un espace pour les jeunes qui ont envie d’entreprendre voilà pourquoi j’ai pensé à mettre en place un pareil espace.

De quoi est fait votre quotidien au niveau du centre d’incubation ?

Nous accueillons des jeunes avec qui nous discutons tout en leur présentant les possibilités qu’ils ont pour intégrer notre structure ainsi que les avantages qui vont avec. Par ailleurs, nous organisons des programmes de formation qui font partie du programme d’accompagnement. Notre particularité, nous ne sommes pas axé sur les domaines de la technologie, agroalimentaire ou agrobusiness. On accueille les jeunes dans tous les secteurs d’activités.

De manière pratique, comment ça se passe ? Selon quels critères sélectionnez-vous les jeunes entrepreneurs ?

Nous acceptons tout le monde. L’objectif premier est que les gens aient envie d’entreprendre, qu’ils aient un niveau scolaire ou pas. On a une petite contrainte qui en réalité n’en est pas une. On demande aux jeunes de payer 10.000 FCFA pour occuper l’espace qui est ouvert de 9 heures à 20 heures avec la connexion wifi, un accompagnateur, des coachs qui sont là pour les aider, les aiguillonner sur les questions éventuelles qu’ils auront. Donc ça coûte 10 mille FCFA pour un mois.

En termes d’accompagnement, on a trois sortes d’accompagnement. Le premier est le coaching pour tout le monde. C’est-à-dire qu’il y a des personnes ressources présentes à qui ils peuvent poser des questions auxquelles ils auront de réponse. Le deuxième niveau d’accompagnement est le programme d’incubation où ils sont dans un programme de formation sur diverses thématiques liées à l’entrepreneuriat, au management, à la communication, au graphisme, aux finances, etc.

A partir de là, on les accompagne réellement à la mise en place de leur plan d’affaires, le business plan. Il y a maintenant un troisième niveau d’accompagnement qui est le développement. Ce volet s’adresse aussi bien aux startups naissantes qu’aux entreprises déjà existantes. C’est-à-dire des entreprises qui viennent d’être créées ou des entreprises qui existent déjà et qui ont besoin de lever des fonds que ce soit pour leur lancement ou pour un projet particulier.

On a une dizaine de possibilités de levée de financements qui ne sont pas les mêmes choses selon les projets. Voilà les trois niveaux. Quand vous entrez à Btech Space, vous avez toutes les différentes possibilités de création d’activités. Notre objectif est de donner aux jeunes la capacité d’entreprendre.

Ce qu’on a constaté depuis 4 ans que nous existons, c’est qu’il y a énormément de personnes qui veulent entreprendre mais ils ont très peu de possibilité. Je dis souvent qu’une ville comme Cotonou doit comporter au minimum 100 incubateurs d’entreprises, vue sa capacité et sa taille.

Le bilan du parcours observé, comment l’analysez-vous ?

Il faut que des initiatives comme les nôtres soient encouragées aussi bien par les pouvoirs publics que par ceux qu’on peut appeler les décideurs économiques du privé. Parce que c’est très difficile aujourd’hui de voir des gens qui sont prêts à mettre de l’argent sur un projet quand bien-même ils ont de l’argent qui dorment en banque.

Mais, l’Etat ne leur a pas facilité la tâche parce que non seulement les programmes étatiques n’ont pas permis de communiquer sur les avantages d’être un «business angel» (investisseur providentiel), comme quoi, si vous mettez de l’agent dans un projet, ça vous permet d’avoir des exonérations fiscales, comme ça se fait ailleurs.

Au lieu de payer les impôts avec cet argent, vous le mettez dans une entreprise et vous payez vos impôts en aidant une entreprise à se créer et à créer de la richesse. Donc il y a une faible incitation des personnes qui ont de l’argent à aider d’autres.

La deuxième chose qu’on a constatée, c’est la frilosité des banques de la place à suivre et à accompagner les entreprises. D’ailleurs, les banques au Bénin ne s’intéressent pas trop aux entreprises parce qu’elles ne font pas de démarches vers celles-ci. S’il arrive à certaines entreprises de décrocher de financement, c’est avec des taux d’intérêts exorbitants compris entre 10 et 20%.

Alors qu’ailleurs, pour une startup, ce sont des prêts à 0%, au maximum 3%. L’Etat et les structures doivent se pencher sur ça pour proposer des solutions durables parce qu’on ne peut pas vouloir aider une entreprise et mettre des taux exorbitants. L’autre chose est que l’Etat doit considérer les structures qui sont en contact permanent avec les entrepreneurs. Quand je vois des structures comme Sèmè City, ce sont des structures qui font leur travail.

Mais Sèmè City doit aussi travailler avec les incubateurs et non se substituer aux incubateurs parce que les incubateurs sont déjà sur place et travaillent. Sèmè City a de l’argent public et concurrence les incubateurs qui n’ont pas de l’argent public. Du coup, ça biaise le travail.

Sèmè City doit pouvoir être partenaire des incubateurs en place. Et au lieu de mener des programmes directement avec les autres, il doit mener des programmes avec les incubateurs qui existent déjà. Il y a énormément de jeunes qui veulent créer de la richesse.

Des projets à court, moyen et à long terme ?

On a bien de projets à court, moyen et long terme. On a engagé des partenariats avec l’université d’Abomey-Calavi en occurrence le Centre de Formation en entrepreneuriat et en volontariat avec qui on a un partenariat dynamique. Désormais, Btech Space travaille avec les jeunes pour qu’ils aient la vision académique et universitaire de l’entrepreneuriat. Ils viennent aussi chez nous pour toucher du doigt la réalité du travaille.

On a aussi un partenariat avec le Haut Commissariat des béninois de l’étranger pour permettre aux Béninois qui sont hors du pays, de commencer à investir en créant leurs entreprises au pays. Déjà il y a des Béninois qui sont aux Etats Unis, en France, au Canada qui ont lancé leur startup par Btech Space. On est en train de formaliser un partenariat avec d’autres organisations. Je ne vais pas aussi oublier le programme «Boss lady» qui est un programme pour accompagner les femmes dans l’entrepreneuriat.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans l’exercice de vos activités ?

Il faut noter que les jeunes malgré le prix dérisoire de 10.000 FCFA par mois, n’arrivent pas à payer. Sur 100 jeunes qui viennent, à peine 10 arrivent à payer. Ne pouvant pas renvoyer le reste, on est obligé de faire avec l’ensemble. On ne leur en veut pas, c’est le climat financier qui est ainsi. Ce qui fait qu’on est obligé d’augmenter notre besoin en fonds de roulement et aussi de créer d’autres activités rémunératrices de revenus pour la structure parce qu’on n’a pas d’accompagnement particulier.

Combien de jeunes ont pu bénéficier de vos services depuis 2016 ?

De 2016 à 2020, nous comptons près de 500 jeunes inscrits. Parmi ceux-ci, il y a une cinquantaine qui a suivi le programme de formation, et, il y a une quinzaine qui a fait partie du programme de levée de fonds.

Quelle politique entrepreneuriale proposez-vous pour le développement des startups béninoises ?

Aujourd’hui, deux problématiques sont évidentes. S’il n’y a pas de l’argent, il n’y a pas de création d’entreprise. Il faut donc mettre en place un fonds qui pourrait faire des prêts à taux zéro pour ces jeunes, parce que les banques ne sont pas là, ni pour les entreprises ni pour les startups.

Evidemment, pour attribuer des financements aux postulants, il faut tenir compte des filières et que les jeunes soient suivis par de vrais incubateurs. L’autre problématique est celle de l’industrie de la transformation. 90% des produits que les jeunes veulent fabriquer ici ont besoin de machines qui sont achetées en Chine.

C’est un gros problème. Les jeunes ont besoin de machines alors que ces machines ne sont pas sur la place. Donc l’Etat doit aider cette frange de la population qu’on appelle «génies des procédés» à mettre en place des machines pour faire des emballages, pour faire de la combustion.

On a besoin de développer le génie des procédés et du machinisme au Bénin. La révolution entrepreneuriale ne que peut passer par là. Un exemple simple. On a du sable de verrerie au Bénin mais les gens pour embouteiller leurs produits sont obligés de commander des bouteilles à l’extérieur. Cela ne facilite pas la tâche aux entrepreneurs.

C’est pour ça que je dis que les structures comme l’ANPME et autres ne font pas encore leur boulot. Ce sont eux qui doivent prendre à cœur ce travail et, mettre en place des structures pour que nos jeunes arrêtent de commander des bouteilles en Europe et en Chine. On doit pouvoir produire ça au Bénin.

Pour faire la révolution de la transformation de nos produits, il faut pouvoir faire la révolution du génie des procédés, de la création des machines. 99% des startups qui ont réussi, c’est parce que leurs parents ont sorti des fonds pour les pousser. Si ces parents n’existaient pas, il n’existera pas de startup.

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Interview avec Anne-Marie Gnancadja Bonou : «Le secteur de l’énergie est source d’activités et de plus-value»

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La place de la femme dans le processus de développement d’une nation n’est plus chose à dire. Au Bénin, elles sont nombreuses qui, depuis quelques années exercent dans les mêmes conditions que les hommes pour l’essor de l’économie quel que soit leur secteur. C’est le cas de la cheffe de la cellule genre et développement du ministère de l’Energie, avec rang de Directrice technique, Anne-Marie Gnancadja Bonou. A travers cette interview, elle nous permet une incursion dans sa vie, son travail et les réalités de son quotidien. Lire ci-dessous, l’intégralité de ladite interview.

Comment pouvez-vous présenter votre travail ?

Anne-Marie Gnancadja Bonou : Mon travail consiste à veiller et assurer l’intégration du genre dans les actions, activités, projets et programmes du secteur de l’énergie au Bénin en vue de la réduction des inégalités sociales dans l’accès à l’énergie et aux services. De même, je suis appelée à veiller à la prise en compte de la dimension ou de l’approche genre de façon transversale aux niveaux institutionnel, programmatique et partenarial.

Donnez-nous un bref aperçu de votre cursus scolaire jusqu’à l’université.

Je suis titulaire du CEFEB, du BEPC et CAP/EB, d’un baccalauréat G1, d’une maîtrise en Sociologie-Anthropologie, d’un Diplôme d’Etudes Supérieure et Spécialisée en Gestion des Projets et Développement Local (DESS GPDL) et d’un Diplôme d’expert en Genre et Développement : Institut des Hautes Etudes Internationales et du Développement (Genève, Suisse)

Pourquoi avoir choisi de faire carrière dans les métiers liés à l’énergie solaire/énergie ?

J’ai commencé ma carrière professionnelle au ministère de l’Energie. Et je m’y plais bien vu la diversité de ce secteur.

Qu’est-ce qui vous a motivé à avancer malgré tous les préjugés auxquels font face les femmes dans la société béninoise ?

Je reconnais que dans un passé récent le secteur de l’énergie était fortement masculin donc réservé aux hommes. Mais beaucoup de choses ont changé, des lignes ont bouché ces années derrières où les femmes sont représentées dans ledit secteur. Je peux aujourd’hui, compter des femmes professionnelles du métier de l’énergie, ingénieures etc, des femmes actrices, para énergéticiennes, des entrepreneures qui ont une connaissance certaine du domaine.

Le secteur de l’énergie est très passionnant pour moi, c’est un secteur de développement, porteur d’activités et de plus-value. J’ai compris en réalité que quand bien même qu’il est masculinisé, le principal utilisateur de l’énergie sous toutes ses formes est la femme.

Par exemple : dans certaines de nos cultures, aller chercher du bois énergie est une tâche réservée à la femme qui en est l’utilisatrice ; la transformation du bois de chauffe en charbon, on voyait plus les femmes dans cette activité, du moment où les hommes ont compris que c’est une activité, source de revenus important, ils s’y sont investis, etc.

Quels sont les avantages dont bénéficie une femme qui travaille dans le secteur solaire/énergie ?

Les avantages sont énormes aujourd’hui, car elles ne sont pas nombreuses pour le moment. Les femmes sont très encouragées pour travailler dans le secteur, à travers le monde entier et au Bénin en particulier, des mesures d’accompagnement et d’encouragement sont mises à leur disposition pour les motiver à travailler ou entreprendre dans l’énergie. Il y a par exemple des bourses de formations professionnelles ou autres formations pour leur autonomisation, des accompagnements financiers, des prêts à taux réduit, etc.

Des activités visant à orienter et encourager les jeunes filles dans le secteur de l’énergie sont organisées. Il y a une confiance et une volonté manifeste de la part des partenaires techniques au développement à accompagner, soutenir et appuyer les femmes du secteur de l’énergie à développer leurs aptitudes, leurs initiatives dans les énergies renouvelables et la biomasse…. En d’autres termes, de nos jours il y a plusieurs opportunités pour la femme à s’investir dans le secteur de l’énergie.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées lors de votre formation ?

Personnellement aucune. Mais le constat fait est que certains hommes techniciens du secteur ne sont pas encore prêts à accepter qu’une femme du même niveau qu’eux ou plus soit leur cheffe.

Comment arrivez-vous à cumuler les responsabilités professionnelles et professionnelles ? Vous est-il déjà arrivé de partir au travail le cœur serré parce que vous auriez voulu rester à la maison pour vous occuper de votre progéniture ?

J’arrive à cumuler aisément mes responsabilités professionnelles et matrimoniales avec complexité et la complémentarité de mon époux.

A vrai dire, il m’est arrivé une fois d’avoir le cœur serré…. pour m’occuper de ma progéniture. Seulement que la réalité est là, il faut que je travaille pour subvenir à leur éducation, besoins en complémentarité à mon époux. Et surtout pour avoir mon autonomie économique et une indépendance financière.

Quel regard portez-vous sur la femme au sein de la société béninoise ?

C’est un regard positif, car la femme béninoise aujourd’hui a atteint une certaine maturité de pensée pour son autonomisation dans tous les domaines. Elle travaille pour.

L’émancipation de la femme est quelque part un frein à son épanouissement au sein de sa famille car on remarque que plus la femme est évoluée plus elle a des difficultés à s’équilibrer sur le plan matrimonial.

C’est discutable, parce que la femme émancipée qui se voit affranchir d’une autorité, d’une domination… doit faire l’effort de concilier les rôles qui lui sont dédiés à savoir : femme émancipée, femme au foyer et mère. Certes ce n’est pas facile mais la tête sur les épaules, elle peut parvenir à faire l’équilibre sur le plan professionnel et matrimonial en faisant la part des choses. Car l’époux reste l’époux. A moins qu’elle opte pour une vie de célibat…, nos réalités socio culturelles sont là.

Quelle est la responsabilité des femmes dans cet état de choses puisqu’elles ont des difficultés à se soumettre à leurs époux quand elles assument des responsabilités professionnelles ?

C’est vrai, c’est une réalité mais c’est discutable, je pense que c’est un complexe de la part de certains hommes d’avoir une femme d’un niveau moins élevé que eux. Ils pensent qu’ils ne seront pas respectés au même titre que si c’était le contraire. C’est l’esprit d’avoir le pouvoir de dominer la femme étant donné que nous sommes dans une société patriarcale où l’homme est le chef, les hante toujours.

Quelle est la responsabilité des femmes dans cet état de choses puisqu’elles ont des difficultés à se soumettre à leurs époux quand elles assument des responsabilités professionnelles ?

La responsabilité de la femme est de donner toujours à son mari la place qui lui revient, de le respecter en tant que mari et de le mettre en confiance. La femme doit nécessairement faire la part des choses. Assumer ses responsabilités professionnelles ne sont pas synonyme de abandonner ses responsabilités matrimoniales. Il faut toujours et en tout temps faire la part des choses pour vivre une vie harmonieuse. Mieux la femme gère sa vie matrimoniale, mieux elle est performante dans sa vie professionnelle.

Quels conseils avez-vous à l’endroit des femmes pour leur émancipation ?

Je conseille aux femmes pour leur émancipation d’être présentes sur le marché du travail, dans les activités dites masculines, gagner en autonomie et en reconnaissance. Dans cette affirmation qu’elle pense à leur rôle d’épouse et de mère pour la paix et l’harmonie au sein du foyer.

Avez-vous une préoccupation particulière à aborder ?

Je m’engage à travailler pour une meilleure représentativité des femmes du secteur de l’énergie sur le marché du travail et des affaires. Merci

Interview réalisée par Nafiou OGOUCHOLA

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