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Développement du secteur agricole : l’agro industrie du Bénin manque d’usines de transformation

Le secteur de l’agro-industrie au Bénin fait des efforts ces dernières années mais, le pays manque encore d’usines transformatrices de certains produits agricoles.

L’agro-industrie est l’ensemble des industries ayant un lien direct avec l’agriculture. Cela comprend l’ensemble des systèmes de productions agricoles et s’étend à toutes les entreprises qui fournissent des biens à l’agriculture (engrais, pesticides, machines) ainsi qu’à celles qui transforment les produits agricoles et les conditionnent en produits commercialisables.

Dans ce sens, le secteur agro-industriel ne se limite pas aux seuls produits alimentaires, domaine exclusif au secteur agroalimentaire, mais englobe aussi tous les secteurs parallèles de valorisation des agro ressources : papiers, bioénergies, biomatériaux, cuirs, textiles, huiles essentielles, cosmétiques, tabac, etc.

Au Bénin l’agro-industrie, fait de petits efforts qu’il faut soutenir et encadrer. Selon l’agronome Joukov Mahoussi, «peu de produits agro industrie existent sur le marché béninois car le pays manque encore de véritables politiques pour son agro-industrie. La situation actuelle de la fermeture des frontières du Nigéria bien que cela va impacter négativement l’économie béninoise, c’est une opportunité pour repenser l’agro industrie du Bénin».

Selon l’expert agronome, dans divers secteurs, le Bénin manque de petites usines pour la transformation industrielle de certains produits agricoles malgré les efforts faits ces dernières années. «Dans les filières de la tomate, de la mangue, de la noix de cajou, du karité, de l’huile de palme même dans le coton dont les exploits sont élogieux ces trois dernières années, le Bénin manque d’usines».

Pour rappel, le Bénin avait lancé en 2013, la construction et l’installation de six usines de transformation de produits agricoles avec l’appui de l’Inde. L’exploitation de ces usines, était initialement confiée au Groupe algérien NCA-ROUIBA, qui est en renégociation avec la firme franco-indienne AIL afin de les rendre opérationnelles.

Cette initiative s’était inscrite dans le cadre du plan stratégique de relance du secteur agricole, l’État compte, en effet, développer le secteur agro-industriel pour soutenir les ambitions affichées de croissance agricole. Lancés en 2012, les travaux de construction et d’équipement de ces six usines se sont achevés en août 2013. Les unités installées sont l’usine d’Allada pour la production de jus d’ananas, l’usine de concentré de tomate à Kpomassè, l’usine de Zakpota pour la production de jus d’orange.

Au nord-ouest du Bénin, deux usines, l’une d’alcool comestible de pomme de cajou à Bantè et l’autre de jus de mangues à Natitingou ; enfin, une usine d’amandes de cajou à Parakou au nord-Bénin. Le choix des sites de construction a été fait en fonction des zones de forte production devant approvisionner ces usines en matières premières.

La capacité de production des unités de jus d’ananas, de mangues et d’oranges est estimée en production réelle à 10 tonnes/jour tandis que celles des unités de pommes-cajou et de concentré de tomates seraient respectivement de 1 tonne/jour et 7-10 tonnes/jour.

Selon les techniciens, l’ensemble de ces usines transformera près de 30 000 tonnes de produits par an et leur exploitation générera environ 1 000 emplois pour les jeunes et les femmes. Après démarrage, les usines installées sont confrontées à quelques difficultés. Une relance des activités de ces usines et de leur multiplication serait opportune pour booster davantage l’agro industrie du Bénin.

Par Abdul Wahab ADO

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