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Développement en Afrique de l’ouest : forte croissance des économies dans l’UEMOA

Les économies des Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) ont évolué en 2018 avec des bonnes performances observées depuis 2012 au niveau de l’UEMOA en 2018 avec un taux de croissance de 6,6% comme en 2017, sous l’impulsion de l’ensemble des secteurs d’activité. Par comparaison à l’économie française, les prévisions, la croissance de l’économie devrait s’établir à 0,3% au troisième trimestre selon la Banque de France (BdF) alors que dans l’Uemoa elle est à plus de 6% selon la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), soit 20 fois plus vite que la puissance garante de la zone Franc.

Les performances économiques de l’Union économique et monétaire ouest africaine se poursuivent depuis le début de 2019. Car, la couverture des importations de biens et services par les actifs de réserves est ainsi ressortie à 4,9 mois à fin avril 2019. Quant au taux de couverture de l’émission monétaire, il est ressorti à 77,3% après 76,6% en mars 2019.

Dans l’espace Uemoa, des performances dans divers secteurs ont été enregistrées. La progression du secteur primaire s’expliquerait par les actions d’amélioration des productions agricoles qui profiteraient des conditions climatiques favorables et de la poursuite des efforts d’investissement dans le cadre de la mise en œuvre des programmes nationaux de développement agricole dans les Etats membres.

Au niveau du secteur secondaire, le dynamisme se maintiendrait, sous l’effet de la poursuite de la mise en œuvre des projets d’infrastructures structurants et des industries extractives. Le secteur tertiaire profiterait du développement des activités de transport, de commerce, de communication et des services bancaires.

Selon le rapport semestriel de la surveillance multilatérale de décembre 2018, par pays le taux de croissance, se présenterait comme suit : Bénin (6,8%), Burkina Faso (6,7%), Côte d’Ivoire (7,7%), Guinée-Bissau (3,8%), Mali (5,1%), Niger (5,2%), Sénégal (6,8%) et Togo (4,8%). La hausse des prix en 2018, resterait modérée, en liaison avec le bon approvisionnement des marchés de produits de grande consommation dans la région et l’évolution attendue des cours des produits alimentaires sur le marché international.

Le taux d’inflation annuel moyen ressortirait à 0,9% contre 0,8% en 2017. Tous les États membres, à l’exception du Niger, respecteraient la norme communautaire en matière d’inflation. L’exécution des opérations financières de l’Etat se caractériserait en 2018, par un déficit global de 4,0% contre 4,4% en 2017, et un déficit global, hors dons, de 6,3% contre 6,5% en 2017.

Les recettes totales progresseraient de 10,3% pour représenter 18,6% du PIB en 2018 contre 18,3% en 2017. Les recettes fiscales seraient en hausse de 11,4% induisant un taux de pression fiscale de 16,1% contre 15,7% en 2017. Pour ce qui concerne les dépenses totales et prêts nets, ils augmenteraient de 9,1% pour représenter 24,9% du PIB contre 24,8% en 2017, sous l’effet de la hausse des dépenses en capital de 14,4%, l’augmentation des dépenses courantes étant de 7,4%.

Les paiements au titre des intérêts sur la dette poursuivraient leur augmentation avec un accroissement de 17,7%. La hausse des dépenses en capital s’expliquerait par la poursuite des travaux de construction d’infrastructures socio-économiques. Les plus fortes hausses seraient observées au Togo (+83,9%), au Niger (27,4%) et au Sénégal (+27,1%).

Le taux d’endettement de l’Union ressortirait à 47,8% en 2018 contre 45,4% en 2017. La situation extérieure de l’Union en 2018, se caractériserait par un solde global excédentaire de 568,3 milliards, après un excédent de 304,1 milliards observé un an plus tôt. L’amélioration du solde global résulterait de la consolidation du solde financier et de l’excédent du compte de capital qui atténuerait l’aggravation du déficit courant représentant 7,4% du PIB contre 7,2% en 2017.

La progression des entrées nettes au titre du compte financier en 2018, serait principalement imputable aux flux financiers, au titre des investissements de portefeuille, enregistrés à la suite des émissions d’euro-obligations par la Côte d’Ivoire et le Sénégal.

Sous l’hypothèse d’une orientation inchangée de la politique monétaire, la masse monétaire progresserait de 5,6% à fin décembre 2018. Cette évolution serait imputable à la hausse attendue des créances intérieures (+2,0%), sous l’effet combiné du flux des créances nettes sur l’Administration Publique Centrale (APUC) et de l’accroissement des créances sur l’économie.

En matière de convergence, en 2018, seule la Guinée-Bissau respecterait l’ensemble des critères de convergence de premier rang. Pour 2019, la dynamique de l’activité économique dans l’Union se consoliderait avec un taux de croissance de 7,0%. Par pays, le taux de croissance prendrait de l’ascenseur dans les pays membres. Ainsi Bénin (7,6%), Burkina Faso (7,0%), Côte d’Ivoire (7,8%), Guinée-Bissau (6,3%), Mali (5,5%), Niger (6,5%), Sénégal (6,9%) et Togo (5,0%).

La gestion des finances publiques est au vert dans l’Uemoa

Au plan des finances publiques, le solde global, dons compris, rapporté au PIB nominal ressortirait à -3,0% en 2019 contre -4,0% en 2018. Quant au solde global, hors dons, il serait de -5,3% du PIB contre -6,3% en 2018. La réduction de ces déficits résulterait de la hausse modérée des dépenses, conjuguée à une mobilisation plus forte des recettes.

En ce qui concerne les Programmes pluriannuels de convergence, ils ont été transmis par tous les Etats membres. Dans l’ensemble, ils sont en cohérence avec les cadres de référence nationaux (plans nationaux de développement) et les 6 Programmes Economiques et Financiers en cours de mise en œuvre avec le FMI. Ils sont, également, caractérisés par une amélioration continue des critères de convergence.

Au regard des données contenues dans ces Programmes, tous les Etats membres, à l’exception du Niger, respecteraient tous les critères de premier rang à partir de 2019 et sur toute la période des Programmes. Le non-respect du critère clé par le Niger en 2019 s’expliquerait par l’accroissement des dépenses de sécurité. Tous les critères de premier rang seraient respectés par le Niger à partir de 2020. Des risques pèsent toutefois sur ces perspectives globalement favorables.

Il s’agit, notamment de mauvaises conditions climatiques, au regard de la prépondérance du secteur primaire dans l’activité économique des Etats membres, de soudaine dégradation de l’environnement international qui se traduirait par une chute des cours des matières premières. A cela, s’ajoutent la persistance de la crise sécuritaire dans la zone du sahel ainsi que les conditions de déroulement des élections dans les Etats membres.

Par ailleurs, classée 58éme économie mondiale, l’Uemoa dispose de bien des atouts pour un jour hisser le revenu de ses habitants à au moins au niveau des pays à revenu intermédiaire. En effet, l’UEMOA comptait un PIB par habitant de 2 442 dollars en 2017 (PPA) contre 38 476 dollars pour la France. En clair, un français gagne 15 fois plus qu’un Ouest-africain ayant en partage le Franc CFA. L’espace est donc en forte croissance que la France.

Par Abdul Wahab ADO

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