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Dis-moi doc : la start-up qui révolutionne le secteur de la santé au Bénin

La jeune start-up “Dis-moi doc”, spécialisée dans la fourniture de services sanitaires ambitionne de passer à l’international. Il table, cette optique, sur un robot de diagnostique à distance qui laissera plusieurs options aux clients.

Contrairement aux communs des pharmaciens, Arel Zannou a préféré mettre le digital au profit de ses patients. Il lance la startup ‘’Dis-moi doc’’ disponible depuis 2017 sur le playstore. Cette plateforme fait son petit bonhomme de chemin car beaucoup de distinction se dénombre à ce titre. L’intention de départ n’était pas de créer une entreprise, mais plutôt de porter assistance aux patients.

«On a remarqué qu’il y avait un déficit d’information. Les gens tombaient malade mais ne savaient pas vers qui se tourner réellement. Il se posait un sérieux problème de santé publique poussant des gens à se remettre à des charlatans qui les escroquent à longueur de journée», explique Arel Zannou, promoteur de la jeune pousse.

C’est donc ainsi que la plateforme ‘’Dis-moi doc’’ a été mise en place dans le but d’apporter l’information médicale. Cette application est utilisable sur le téléphone portable à travers un call center. Avec la vitesse de croissance des utilisateurs du numérique, cette première version du programme a connu plus de 70.000 téléchargements.

Selon Arel Zannou, cette application commence par rentrer dans le quotidien des Béninois. Lamoyenne du nombre de téléchargement tourne autour de 300 à 400 par jour. Les interactions directes qui se font à travers la messagerieinstantanée dénombre jusqu’à 300 utilisateurs par jour. Les interactions indirectesavoisinent les 500 utilisateurs par jour.

Les différents services d’intervention

La consultation en ligne est le premier service qu’offre ‘’Dis moi doc’’. Elle offre aux utilisateurs la possibilité de s’adresser à un médecin et de discuter en toute confidentialité tout en limitant les complications en gagnant du temps et permettant aux médecins de rationaliser la gestion de son temps.

Le journal de santé est le second service. «Le problème dans nos systèmes sanitaires en Afrique est qu’on ne rentre pas en possession de nos dossiers médicaux. Lorsque vous consulter une fois le médecin fait son dossier médical qu’il garde. La prochaine fois que vous vous rendez à l’hôpitalon ne retrouve pas les archives», justifie le jeune pharmacien.

Ainsi, un système de journal de santé a été mis en place pour permettre aux utilisateurs d’enregistrer non seulement les médicaments pris mais aussi tous les probables signes avant-coureur d’une pathologie : mal de tête, fièvre, … Un véritable assistant médical qui stocke des informationspouvant aider à mettre la main sur le diagnostic.

Le rappel, le troisième service sur la liste, est efficace pour les femmes enceintes, pour les bébéset les patients qui suivent un traitement particulier. Il fait le rappel des vaccins et des médicaments à prendre. Il suffira de notifier la date de la dose suivante à l’application qui se charge de le rappeler le moment venu. Il fonctionne aussi pour les rendez-vous médicaux.

«Grace à l’application, il suffit d’intégrer l’ordonnance. A chaque heure, l’application vous rappelle les conditions dans lesquelles vous devez prendre votre médicament avec précision avant ou après le repas», explique Arel.

Pour finir, ‘’Dis-moi-doc’’ offre à ses utilisateurs la possibilité d’avoir les pharmacies de garde ainsi que le prix des médicaments. Car plus de 40% des patients se rendent à la pharmacie juste pour se renseigner sur le prix des produits. La plupart de cesservices sont totalement gratuits. A savoir : le prix des médicaments, les pharmacies de garde. Cependant, les consultations en ligne sont faites à un coût forfaitaire de 1000FCFA par an après une période d’essai de 30 jours. Ce qui équivaut à 100 FCFA par mois. Cette inscription donne accès au votre journal de santé.

‘’Dis-moi-doc’’ fait son chemin de bonhomme

Piloter par des professionnels médicaux, ‘’Dis-moi-doc’’ a depuis quelques mois, un nouveau costume qui répond aux normes internationales. Une nouvelle version explose avec plus de 5000 téléchargements déjà. Cette dernière évolue très vite, car, elle est plus accessible et plus facile à utiliser.

En deux ans, cette plateforme a, à son actif un parcours exceptionnel. Lauréat du prix de l’innovation avec le groupe Bolloré, elle a reçu le trophée de la Jeune chambre internationale (JCI) 2017. De plus, elle a décrochéla deuxième place sur le plan continental du concours de l’innovation africaine à Casablanca.

Des perspectives se pointent à l’horizon

Après avoir internationalisé son offre de service, la jeune start-up émet le vœu de compléter l’application par un robot de diagnostique à distance. «Ce sera comme des cabines téléphoniques à installer dans les zones où l’accès au centre de santé est difficile. Une fois dans ces cabines, il y aura un processus d’interrogatoire avec des paramètres comme prise de la température, tension artérielle et toutes ces données combinées seront envoyées dans notre base. Cela permettrait au patient qui est à Parakou par exemple d’avoir accès aux compétences d’un médecin qui est à Cotonou», informe Arel Zannou.

Actuellement, le jeune entrepreneur travail à imposer son application dans les pays aussi bien africain que mondial. Sa cible est constituée de la couche juvénile et tous ceux qui peuvent utiliser un smartphone. L’objectif première c’est de pouvoir inculquer à cette couche juvénile la culture du numérique à des fins sanitaires.

Des obstacles à affronter

Même si l’application peut faire beaucoup de prévention et aider à la prise en charge des patiences, elle reste confrontée à quelques diffi cultés pour la plupart communes à tous les entrepreneurs au Bénin. Ces problèmes sont notamment d’ordre juridique et fiscal.

En effet, il n’existe pas au Bénin, de statut pour les startups. Bien qu’étant confronté au manque de moyens fi nanciers, ces jeunes pousses sont traitées au même titre que les autres niveaux d’entreprise. Ce qui oblige ces start-up à rester dans l’informel de peur d’être frappées par le poids du fisc.

«Sur le plan fiscal, les choses sont encore mieux cette année. Antérieurement, on nous facture des taxes alors qu’il faut au minimum 5 ans à une start-up pour commencer à enregistrer des bénéfices. Cette situation oblige beaucoup de start-up à rester dans l’informel qui nous empêche de profiter de certaines opportunités», explique le promoteur de ‘’Dis-moi-doc’’.

Vue aujourd’hui comme la meilleure entreprise en ligne qui puisse exister pour aider les patients, cette plateforme a dû survivre à l’autofinancement. Et pour cause, l’accès au financement externe n’est pas systématique.

Profitant de la croissance rapide que connait l’utilisation des téléphones intelligents et de l’internet, ‘’Dis-moi-doc’’ reste incontournable dans la prévention des pathologiessur le plan national. Sa vision, c’est de permettre à chaque utilisateur de réduire d’au moins 40% ses dépenses sanitaires.

Par Félicienne HOUESSOU

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