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Djogbénou, autres temps…

Le président de la Cour, Joseph Djogbénou, a crevé l’écran la semaine dernière. Objectif, vanter les mérites de la Cour constitutionnelle sous sa férule. Que peut-il dire de ‘’sa’’ Cour qui n’est plus le dernier rempart contre l’arbitraire ? Pourquoi tente-t-il ce processus de rectification quand ‘’sa’’ Cour, a déjà instillé la peur dans le cœur de ses compatriotes avec le bâtard et honteux certificat de conformité ? Analyse dans l’exercice de l’éditorial du jour.

Le premier des sages est conscient d’avoir perdu l’adhésion populaire. Mais comment faire pour tenter d’exister ? Pour cela, il fait recours aux chimères ressuscitées à intervalles. C’est la raison d’être de son monologue. Car depuis qu’il est là, à la première illusion du droit de grève, on a vu la contestation juridique de ses pairs.

On a également vu le bâtard et honteux certificat de conformité qui n’est nulle part dans notre arsenal juridique mais qui s’est imposé au peuple souverain lors des dernières législatives. L’impact de la conjoncture électorale est d’autant plus important que la responsabilité de ‘’sa’’ Cour dans la crise politique est inéluctable.

Heureusement que ce choix irascible de ‘’sa’’ Cour clairement stigmatisé par le peuple qui en a fait les frais, mais qui su s’offrir le luxe de la tolérance, n’a pas compromis le vivre ensemble.

Après tout cela, il fallait ce monologue pour essayer la survie de la pathétique rhétorique. Ceci pour faire croire que la ligne directrice demeure avec la magnificence de l’auguste Cour.

En effet, depuis que Joseph Djogbénou est à la tête de la Cour constitutionnelle, l’analyse de ses décisions ne résiste plus à un examen des faits comme par le passé. Avec sa posture idéologique estampillée ‘’Rupture’’, on sent que son analyse scientifique est tronquée.

Alors pourquoi Joseph Djogbénou politiquement marginalisé tente-t-il de mettre en exergue son ombre triomphante ? Pour plusieurs raisons.

D’abord, sa volonté hégémonique au profit de la mouvance ne peut plus instruire en permanence. Le regard inquisiteur du peuple est passé par là. En effet, le peuple a compris que le droit qui était sa vulgate à la mode et qui lui permettait de mettre le régime de Boni Yayi sous pression ne fait plus recette.

Droit de grève, certificat de conformité…n’ont été que des ‘’affaires personnelles’’, mais suffisamment en déphasage avec la Constitution. Quand on prend le certificat de conformité, son impact est encore là avec le Parlement illégitime et le système politique durablement bloqué. En son âme et conscience, Joseph Djogbénou en souffre, d’autant plus que sa source de la confiance s’est asséchée.

En outre, il sait qu’il est rétrogradé dans l’échelle des priorités et ne peut plus jouer un rôle d’espoir pour la démocratie béninoise. A moins d’engager et de modifier à son profit, les équilibres internes entre Patrice Talon, son mentor et lui. Ce qui n’est plus possible. Il a été déjà loin moralement en ce qui concerne la vocation en matière de leadership politique.

Alors, personnellement, je crois que le monologue de Joseph Djogbénou ne peut servir de processus de rectification. C’est fini. Sa stature internationale de démocrate de grand format anciennement courtisée, contraste aujourd’hui avec l’étoile de plus en plus pâlissante. A la lumière crue de ‘’sa’’ Cour, on a tout vu et on a tout compris.

Par Titus FOLLY

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