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Fermeture des frontières Nigerianes : le professeur Igué John parle des conséquences

Le professeur Igué John, était l’invité du deuxième numéro de l’émission «Le club de l’économiste» ce jeudi 31 octobre 2019. A cette occasion, l’ex ministre, professeur agrégé de géographie à la retraite et directeur scientifique du Laboratoire d’analyse régionale et d’expertise sociale (Lares), s’est prononcé sur la fermeture des frontières du Nigéria, ses conséquences sur les deux pays.

Devant les professionnels des médias, ce jeudi 31 octobre 2019 sur l’émission «Le club de l’économiste» le professeur Igué John, a fait savoir qu’il n’y a pas réellement une fermeture des frontières nigérianes mais plutôt des «points de passage officiels» qui sont fermés. Ceci parce qu’«elle ne concerne pas les 800 kilomètres de passage» qui séparent le Bénin du Nigéria.

Selon l’ex ministre, il s’agit d’«une fermeture partielle avec des conséquences sur le secteur privé». «Celui qui fait le commerce avec les pays voisins a besoin de ces passages pour faire circuler sa marchandise. C’est ceux qui sont frappés par la frontière», a expliqué Igué John.

En effet, «comme la situation pèse sur le secteur privé, les ressources de l’Etat sont touchées : les impôts, taxes et autres recettes douanières. Ce sont des impacts considérables sur la vie économique du pays». Mais le Bénin n’est le seul a ressenti la fièvre de cette fermeture des frontières. Le Nigéria auteur de cette fermeture unilatérale de ses frontières est aussi affecté négativement.

«Au Nigéria aussi, l’impact est partagé. Il y a 650 petits marchés à Lagos. Tous s’approvisionnent en grande partie de la tomate venant d’Adjohoun, du piment de Kpomassè et de Sèmè-Podji, de l’ananas d’Abomey-Calavi, Zè et Tori. Tout est paralysé chez eux comme chez nous ici», a souligné le directeur scientifique du Laboratoire d’analyse régionale et d’expertise sociale (Lares).
A l’en croire, le fermeture des frontières nigérianes ne désorganise pas seulement l’économie béninoise mais aussi celle nigériane.

«Il faut que la diplomatie s’active»

Pour conjurer la crise, le professeur Igué John pense que la seule solution efficace est la voie de la diplômatie. Selon le professeur, «la diplomatie n’est pas suffisamment activée pour faire face à la situation». Car la seule stratégie de l’Etat béninois est de constater ces réformes.

Alors qu’il faut «chercher à comprendre les raisons qui ont poussé le Nigéria à fermer ses frontières. Il avait déclaré 28 jours, nous sommes à 2 mois aujourd’hui et les frontières sont toujours fermées. Ensuite chercher comment cela impacte la vie des autres et voir les solutions alternatives qu’on peut y apporter».

Pour l’ancien ministre, même la cause de cette fermeture est visible à l’œil nue, il faudrait que la diplomatie s’active pour bon côté «pour voir les politiques à mettre en place pour soulager ceux qui sont victimes de cela». Dans le cas contraire, «si elle ne s’active pas, on restera là et si elle s’active du mauvais côté, la fermeture restera éternelle».

Il propose par exemple que chez les producteurs d’ananas, de tomates, le gouvernement emboite le pas au gouvernement togolais qui a acheté 200 kilogrammes de tomate chez les producteurs pour les empêcher de la pénurie. «C’est cette volonté qu’on ne remarque pas ici. Il faut la stratégie pour qu’on ouvre et la stratégie pour protéger les gens», a t-il regretté. «….la réexportation, c’est parce qu’il y a un besoin quelque part».

Le professeur Igué John, n’est pas du même avis que ceux qui pensent que le Bénin est dépendant vis-à-vis du Nigéria surtout à cause de la réexportation. Selon John, «s’il n’y a pas un besoin, aucune activité ne peut exister». A cet effet, «si nous faisons de la réexportation, c’est parce qu’il y a un besoin quelque part», explique t-il.

Pour le professeur, la réexportation date de la guerre du Biafra. Et «si le Bénin fait de la réexportation depuis 1966 et que ça continue aujourd’hui, c’est qu’il y a un besoin quelque part ; donc c’est ça le fond du problème».

Pour le professeur agrégé de géographie à la retraite et directeur scientifique du Laboratoire d’analyse régionale et d’expertise sociale (Lares), le Bénin n’est pas responsable de la réexportation mais plutôt le Nigéria lui même.

A le croire, «les questions sont là et chacun joue sur ses forces pour frapper son ennemi ou son ami». C’est pourquoi le professeur Igué John préconise la diplômatie.

Par Victor MAHUNON

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