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Investir en Afrique

Une certitude, beaucoup de potentialités minières, énergétiques et végétales en Afrique. Une évidence, trop peu d’investissements propices. Pour développer l’Afrique, il faut réinventer l’investissement. Ce qui est loin d’être le cas. Analyse dans l’exercice de l’éditorial du jour.

Le constat est là. Les investisseurs étrangers n’affluent pas en Afrique. On attendait les Américains, les Chinois, les Européens, les Japonais, les Sud-Américains…On ne voit personne ou très peu. Pourtant, ceux-ci ne cessent de déclarer la flamme de leur amour pour l’Afrique. Les sommets Chine-Afrique, Ticad, France-Afrique, et récemment Russie-Afrique et il y a quelques semaines Grande-Bretagne-Afrique sont régulièrement là pour faire des annonces tonitruantes de financement.

Mais entre les intentions et la réalité, il y a un fossé, un fossé béat.. Malgré ces bonnes intentions de partenariats multilatéraux avec l’Afrique, les attentes ne sont jamais comblées. Ceux qui sont capables d’investir en Afrique, sont hésitants, car très peu motivés.

Au nombre des quelques rares investissements de taille en Afrique ces derniers temps, on peut citer la technologie des moustiquaires de Sumitomo Chemical pour lutter contre le paludisme, sans oublier la technologie de désalinisation de l’eau de mer de la Sonatrach,

Dans le même sillage, il y a JGC et Hitachi qui accélère l’accès à l’eau potable et l’assurance fondée sur des indices météorologiques de Commodity Risk. Management Group et Sompo Japan Niponkoa contribuent à atténuer les effets du changement climatique. Les investisseurs hésitent, tergiversent, calculent et pourtant les conditions de développement de l’Afrique sont très optimales.

Des atouts importants

Il y a d’abord les importantes ressources naturelles, les réserves minières et énergétiques qui font que l’Afrique peut espérer un avenir prometteur. En effet, en 2015, le continent a produit 13 % du pétrole mondial, contre 9 % en 1998. En fin 2012, l’Afrique contrôlait également 53,9 % des ressources mondiales en diamant.

En 2017, la République démocratique du Congo représentait à elle seule 58 % du cobalt mondial (une matière utilisée dans la production de composants électroniques) tandis qu’en 2016 l’Afrique du Sud s’arrogeait 69,6 % de la production mondiale de platine (utilisé dans la fabrication de convertisseurs catalytiques et d’autres produits). La croissance de la production de pétrole et du gaz naturel entre 1980 et 2012 a observé une tendance remarquable.

La production de pétrole est passée de 53,4 milliards de barils à 130,3 milliards de barils. Quant au gaz naturel, il a oscillé de six billions de mètres cubes en 1980 à 14,5 billions de mètres cubes en 2012. Il faut aussi signaler que le continent noir abrite 60 % des terres arables non cultivées dans le monde.

Comme atout également pour l’Afrique, sur la base des investissements directs étrangers, l’Afrique affiche 14 % contre 9,1 % en Asie, 8,9 % dans la région Amérique latine et Caraïbes sans oublier le taux à l’échelle mondiale qui est de 7,1 %.

Mieux, six pays africains sur 12 dans le monde, ont de reluisantes perspectives de croissance économique. On peut citer l’Éthiopie, la Côte d’Ivoire, le Mozambique, la Tanzanie, la République démocratique du Congo et le Rwanda.

Et ce ne sont pas des créneaux porteurs qui manquent. Les quelques firmes occidentales qui ont investi dans la banque, les télécommunications et les infrastructures peuvent témoigner qu’il existe en Afrique des possibilités d’investissement manifestes.

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En outre, il y a des entreprises africaines qui réalisent de très juteux bénéfices. C’est le cas de Sonatrach qui en 2017, a enregistré, pour ses seules activités pétrolières et gazières, un chiffre d’affaires de 33,2 milliards de dollars EU. Il y a également le groupe MTN dans le secteur de la téléphonie mobile qui a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 10 milliards de dollars sans oublier le groupe Dangote qui a encaissé la rondelette somme de 4,1 milliards de dollars EU.

La démographie africaine, la plus dynamique au monde actuellement est aussi un atout pour investir en Afrique. En effet, au moment où la population de la plupart des autres régions du monde, est confrontée au vieillissement, celle de l’Afrique offre un indéniable exutoire. La population du continent devrait quadrupler d’ici 2100, passant de 1,19 milliard d’individus en 2015 à 4,39 milliards.. Et au-delà du boom démographique, la jeunesse africaine bien formée, offrira une main-d’œuvre de qualité pour une industrialisation à forte intensité de main-d’œuvre.

Des potentialités, mais…

Si le mouvement est encore très peu dynamique en ce qui concerne les investissements en Afrique, les gouvernements africains devraient balayer devant leurs portes où s’amoncellent des immondices et détritus de divers ordres (fiscales, financières et juridiques).

Que doivent donc faire les autorités gouvernementales africaines pour inverser la tendance et accélérer le rythme des investissements en Afrique ? Face aux goulots d’étranglement qui aliènent l’Afrique, l’Afrique doit prendre des décisions hardies pour lutter efficacement contre la corruption ; améliorer la sécurité et la sûreté ; renforcer l’environnement macroéconomique ; investir dans une éducation de qualité.

Le développement des compétences en science, technologie et innovation ; sans éviter le «syndrome du nivellement par le bas», qui consiste à accorder des exonérations et des dérogations fiscales inutiles aux sociétés proches du pouvoir et à des amis étrangers, sont également des priorités.

Quand ces conditions sont bien remplies, la ruée des investisseurs étrangers pour de nouvelles opportunités d’investissements rentables est bien possible. Et ce pour plusieurs raisons.

D’abord, les investisseurs peuvent miser sur l’élaboration de stratégies relatives aux pôles d’activités industriels. Sans oublier la promotion de zones économiques spéciales, l’élargissement de l’accès à l’énergie, la mobilisation et la sensibilisation en faveur du développement

Ensuite, les investisseurs peuvent s’appuyer sur le capitalinvestissement. Ce dernier dans les pays développés, a démontré sa capacité à accompagner l’émergence et la croissance des entreprises et à créer massivement des emplois durables

Désormais, le moment est plus qu’idéal pour que les entreprises européennes, nord-américaines, asiatiques et latino-américaines investissent sur le continent et contribuent au progrès socioéconomique de l’Afrique.

Par Titus FOLLY

SickaSport

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