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John Igué : «Donner une orientation économique nouvelle au Bénin»

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Ancien ministre et directeur scientifique du Laboratoire d’analyse régionale et d’expertise Sociale (Larès), le professeur John O. Igué, fait le bilan de la conférence nationale en tablant sur le volet économique.

Monsieur le professeur, la conférence nationale, il y a 30 ans, a mis un terme au socialisme et opté pour le libéralisme. Une décision coup de tête ou décision impérative au regard de la crise économique dans laquelle le Bénin était englué à cette époque ?

Pour comprendre cette décision, il faut remonter l’histoire. L’ajustement structurel a commencé en 1981, Nous avons signé le premier en 1989 avec le régime marxiste léniniste. Les institutions de la Banque mondiale et du FMI se demandaient si le régime allait respecter les accords signés avec lui.

Leur souhait était que ce régime prenne fin. Et la conférence des forces vives a été une très bonne opportunité pour mettre fin au régime. Et aussitôt, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, ont influencé la plupart des ténors de la conférence pour qu’ils abandonnent totalement le régime marxiste léniniste et opter pour une économie libérale. Ce qui a été fait.

Le problème aujourd’hui, est de savoir si c’était un bon choix pour nous ou si c’était une erreur. De mon point de vue, on a fait une erreur fondamentale à la conférence des forces vives de la Nation qui nous poursuit jusqu’aujourd’hui. C’était d’avoir chassé le régime marxiste léniniste. On n’a pas réfléchi à l’après régime. C’est pour corriger cette erreur et rectifier le fait qu’on est pas aller au bout des débats que la conférence économique de 1996 a été organisée pour penser aux grandes orientations économiques à donner par rapport à cette option libérale choisie. Par rapport à ma propre conviction, cette conférence nationale certes, nous a permis de mettre fin au régime marxiste léniniste mais elle n’a produit que peu de choses par rapport à l’avenir du pays. Je donne un cas comme exemple.

Depuis qu’on a mis fin au régime marxiste léniniste, les productions culturelles ont énormément baissé au Bénin à l’exception de quelques musiciens. Même sur le plan de l’orientation nationale, on a énormément régressé sur le plan de la culture. Dans l’armée, la plupart des chansons militaires datent de la période révolutionnaire.

Depuis 90 jusqu’à aujourd’hui, aucun intellectuel béninois qu’il soit civil ou militaire, n’a rien créé en matière de nouvelle musique. Le répertoire de musique pendant la période révolutionnaire est riche et fourni. Sur le plan de la création culturelle, la conférence n’a rien apporté. On ne peut pas faire l’économie sans une base culturelle. Et sur le plan économique, on est resté dans le discours ambiant, le consensus de Washington jusqu’aujourd’hui.

Et que stipulait ce consensus de Washington ?

C’est un discours sur l’économie libérale qui ne nous a pas rendus autonome en Afrique. Dès lors, le diktat nous vient des grandes institutions internationales avec des concepts tels que ‘’Objectif du Millénaire pour le Développement’’, ‘’Développement Durable’’, ‘’Genre’’, ‘’Lutte pour l’égalité homme-femme’’. Nous-mêmes, n’avions pas eu le temps de réfléchir à ce que nous voulons être véritablement.

Et nous sommes dans ce discours ambiant jusqu’aujourd’hui. Et aucun pays ne peut s’en sortir en restant dans un tel discours de nature généraliste. Chaque pays a ses spécifiés. C’est pour cela que nous avons récolté en retour la crise sociopolitique partout et qu’aucun pays africain n’a la paix jusque-là.

Vous avez évoqué plus haut la conférence nationale économique, organisé six ans après la conférence des forces vives sous l’égide de feu professeur Albert Tévoedjrè, alors ministre du Plan, avec le soutien du président Kérékou. Quelles en étaient les grandes orientations ?

Le but visé par cette conférence était de donner une orientation économique nouvelle au Bénin après avoir mis fin au régime marxiste léniniste. Dans une option économique libérale, on a commis une série d’études sur tous les secteurs économiques du pays comme support élaboré de la conférence.

Mais après avoir fini de faire cette conférence avec les orientations, la Banque mondiale est rentrée à la présidence pour transformer les grandes orientations stratégiques en des orientations sectorielles fondées essentiellement sur des catalogues d’actions qui ont débouché sur le plan d’action du gouvernement.

Ainsi, le premier plan d’action du gouvernement découle des résultats de la conférence économique nationale et ce premier plan au lieu qu’il soit structuré autour des grandes orientations, c’est plutôt des catalogues d’actions. Il y avait plus 350 actions que le gouvernement devrait mener. On ne peut pas développer un pays à partir des catalogues. Et jusqu’aujourd’hui, on est resté dans le listing d’une série d’actions sans cohérence.

Tous les PAG, c’est des listings d’actions peu cohérents entre eux et couteux. Un pays pauvre doit déterminer ses actions à partir des orientations stratégiques claires et les évaluer année par année. Définir une année pour ne s’occuper que du secteur éducatif par exemple, et on fait le point si c’est positif on continue. L’année qui suit, on fait le secteur de la santé. Si c’est positif, on continue. C’est ce qu’un pauvre doit faire plutôt que de toucher à tout.

Pensez-vous que le libéralisme triomphant qui consacre le règne de l’argent et écrase les faibles convient au Bénin ?

Le libéralisme économique n’a pas porté ces fruits. Nulle part, le libéralisme économique n’a porté ses fruits. Le seul fruit, c’est que 100 millions d’individus seulement dans le monde contrôlent la richesse de l’humanité alors que nous sept milliards soit 99% de la richesse mondiale. Et c’est le libéralisme qui empêche d’avoir la paix dans le monde.

Au Bénin, l’écart entre les riches et les pauvres est énorme. Le libéralisme, c’est la guerre parce que le fruit qu’il produit n’est pas partagé. Et sans la solidarité, on ne peut pas avoir la paix. Qui peut dire le contraire ? La voie du futur, c’est la voie de la solidarité. La voie individualiste, c’est l’impasse.

30 ans après la conférence, que faut-il faire de façon structurelle pour que le Bénin puisse rectifier le tir ?

Les élites doivent s’asseoir. Et réfléchir à une autre alternative. Mais ils ne peuvent pas s’asseoir pour le faire aujourd’hui parce que ceux qui dirigent le pays sont des privés. Et ces privés ont cassé l’Etat. Or, c’est l’Etat qui fait le développement dans le monde. Les privés sont mus par leurs intérêts égoïstes que par l’intérêt de la masse.

L’alternative, l’Etat doit récupérer ses prérogatives de base. Parce que c’est l’Etat qui peut sauver les pauvres et non le contraire. Un exemple. J’étais président du Conseil d’administration d’une banque dans ce pays. Quand j’étais arrivé, les 60% des travailleurs de cette banque sont des enfants des actionnaires. Et j’ai dit cela ne peut pas marcher pour deux raisons. La plupart de ses enfants sont fragiles techniquement pour bien gérer. Et il n’y a pas d’équité dans un système du genre.

Quand on passe un concours, les pauvres viennent pleurer seulement pour dire qu’ils ne sont pas protégés au sommet. Moi, je suis originaire d’un village qui n’est même pas au bord de la route donc si c’était comme cela au départ, je serais rien. C’est à partir de mon travail reconnu par tout le monde que je suis à ce niveau aujourd’hui. Tu as beau être premier dans ce système, ca ne compte pas.

Il faut courir après les relations. Et à cause de cela, le pays est truffé de sectes. C’est à l’intérieur de ses sectes qu’on se fait la guerre pour sauvegarder les intérêts. Ce n’est pas normal. Il faut donc revaloriser l’Etat parce que c’est quand l’Etat finit de tout faire en Europe que quelques riches s’accaparent de ses biens pour s’imposer. Il faut donc pour changer cela, revaloriser l’Etat.

S’il vous devriez proposer trois réformes indispensables à engager pour relever la pente au Bénin, que diriez-vous professeur?

D’abord, Il faut revenir à une démocratie participative et consensuelle. C’est par cette démocratie qu’on peut libérer la créativité, l’initiative des grandes masses populaires pour permettre à tout le monde de s’exprimer. Les meilleurs cerveaux ne sont pas là où on pense. Dans la campagne et dans la brousse, il y a de brillants individus à qui on ne donne pas aujourd’hui l’occasion de s’exprimer de faire valoir leur intelligence.

Ensuite, définir les axes de développement stratégique du pays. C’est-à-dire dans 20ans, 30 ans ce que le Bénin veut devenir par rapport à ses voisins togolais nigérians, nigériens… sinon on sera toujours dans la contrebande. Ce n’est pas alafia 2025 que personne ne prend au sérieux qui résoudra notre problème. Et je doute fort que les privés qui sont au pouvoir actuellement changent grand-chose. Au Bénin, nous sommes dans l’impasse.

Enfin, engager une véritable reforme scolaire et universitaire. Parce que ce nous faisons, c’est de la ‘’foutaise’’. On fait perdre du temps aux jeunes et on ne leur apprend rien du tout. Apprendre à écrire ne mène nulle part. Il faut structurer la formation autour d’un objectif, la promotion de l’individu, de la culture et du développement. Fermer les écoles à formation générale pour aller vers les écoles à formation professionnelle orientées vers les axes stratégiques de développement du pays.

Du fait de l’échec économique du PRPB, l’option du libéralisme n’est-elle pas une revanche des libéraux béninois coincés en 1974 par le socialisme scientifique?

C’est dans la période du PRPB que nous avons connu une croissance à deux chiffres. Entre 1981 et 1989, la croissance était entre 10 et 11%. On n’a jamais connu cela après jusqu’aujourd’hui.

Le PRPB n’a pas échoué. Non seulement, il n’a pas échoué, mais il a défini les orientations qui ont beaucoup de succès dans le monde. Le programme d’éducation du PRPB, c’est l’Unesco qui le vend partout aujourd’hui qui ramène la scolarité du secondaire de sept à cinq ans. C’est un avantage énorme pour nous et pour les pays pauvres.

Quitter sept ans pour cinq ans pour voir les mêmes résultats, c’est fabuleux. On n’a jamais réussi parce que la France n’a jamais voulu qu’un pays pauvre comme nous, contexte ses orientations scolaires. Elle a tout fait pour nous empêcher. Mais c’est cela que l’Unesco vend partout. Et ceux qui ont fait cette scolarité de cinq ans n’ont jamais souffert de carence intellectuellement par rapport à la grande masse qui continue de faire sept ans. Parce que dans les sept ans, il y a deux années totalement inutiles : le CE2 (cours élémentaire deuxième année ndlr) et le cm1 (cours moyen première année).

Moi, j’ai deux enfants qui n’ont pas fait la 3eme qui ont eu le BEPC à partir de la 4eme. Et ont fait de très brillantes études universitaires. C’est des gains énormes pour nous de réduire la scolarité de sept ans à cinq ans mais tout le monde critique aujourd’hui l’école sous le PRPB. Alors que c’est ce qui se fait dans les pays anglophones et les meilleurs cadres de l’Afrique sont dans les pays anglophones.

Deux années gagnées, c’est des milliards. Tous les cadres béninois font la politique de l’Autruche et savent que c’est cela la voix mais font comme on ne peut pas s’élever contre la mère patrie. Les réformes industrielles étaient vigoureuses. Ils ont créé 152unités industrielles. Même si on dit que c’est trop ambitieux, c’est qu’en même ce qu’il faut faire.

Propos recueillis par Dorice DJETON GOUDOU

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Interview avec Anne-Marie Gnancadja Bonou : «Le secteur de l’énergie est source d’activités et de plus-value»

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La place de la femme dans le processus de développement d’une nation n’est plus chose à dire. Au Bénin, elles sont nombreuses qui, depuis quelques années exercent dans les mêmes conditions que les hommes pour l’essor de l’économie quel que soit leur secteur. C’est le cas de la cheffe de la cellule genre et développement du ministère de l’Energie, avec rang de Directrice technique, Anne-Marie Gnancadja Bonou. A travers cette interview, elle nous permet une incursion dans sa vie, son travail et les réalités de son quotidien. Lire ci-dessous, l’intégralité de ladite interview.

Comment pouvez-vous présenter votre travail ?

Anne-Marie Gnancadja Bonou : Mon travail consiste à veiller et assurer l’intégration du genre dans les actions, activités, projets et programmes du secteur de l’énergie au Bénin en vue de la réduction des inégalités sociales dans l’accès à l’énergie et aux services. De même, je suis appelée à veiller à la prise en compte de la dimension ou de l’approche genre de façon transversale aux niveaux institutionnel, programmatique et partenarial.

Donnez-nous un bref aperçu de votre cursus scolaire jusqu’à l’université.

Je suis titulaire du CEFEB, du BEPC et CAP/EB, d’un baccalauréat G1, d’une maîtrise en Sociologie-Anthropologie, d’un Diplôme d’Etudes Supérieure et Spécialisée en Gestion des Projets et Développement Local (DESS GPDL) et d’un Diplôme d’expert en Genre et Développement : Institut des Hautes Etudes Internationales et du Développement (Genève, Suisse)

Pourquoi avoir choisi de faire carrière dans les métiers liés à l’énergie solaire/énergie ?

J’ai commencé ma carrière professionnelle au ministère de l’Energie. Et je m’y plais bien vu la diversité de ce secteur.

Qu’est-ce qui vous a motivé à avancer malgré tous les préjugés auxquels font face les femmes dans la société béninoise ?

Je reconnais que dans un passé récent le secteur de l’énergie était fortement masculin donc réservé aux hommes. Mais beaucoup de choses ont changé, des lignes ont bouché ces années derrières où les femmes sont représentées dans ledit secteur. Je peux aujourd’hui, compter des femmes professionnelles du métier de l’énergie, ingénieures etc, des femmes actrices, para énergéticiennes, des entrepreneures qui ont une connaissance certaine du domaine.

Le secteur de l’énergie est très passionnant pour moi, c’est un secteur de développement, porteur d’activités et de plus-value. J’ai compris en réalité que quand bien même qu’il est masculinisé, le principal utilisateur de l’énergie sous toutes ses formes est la femme.

Par exemple : dans certaines de nos cultures, aller chercher du bois énergie est une tâche réservée à la femme qui en est l’utilisatrice ; la transformation du bois de chauffe en charbon, on voyait plus les femmes dans cette activité, du moment où les hommes ont compris que c’est une activité, source de revenus important, ils s’y sont investis, etc.

Quels sont les avantages dont bénéficie une femme qui travaille dans le secteur solaire/énergie ?

Les avantages sont énormes aujourd’hui, car elles ne sont pas nombreuses pour le moment. Les femmes sont très encouragées pour travailler dans le secteur, à travers le monde entier et au Bénin en particulier, des mesures d’accompagnement et d’encouragement sont mises à leur disposition pour les motiver à travailler ou entreprendre dans l’énergie. Il y a par exemple des bourses de formations professionnelles ou autres formations pour leur autonomisation, des accompagnements financiers, des prêts à taux réduit, etc.

Des activités visant à orienter et encourager les jeunes filles dans le secteur de l’énergie sont organisées. Il y a une confiance et une volonté manifeste de la part des partenaires techniques au développement à accompagner, soutenir et appuyer les femmes du secteur de l’énergie à développer leurs aptitudes, leurs initiatives dans les énergies renouvelables et la biomasse…. En d’autres termes, de nos jours il y a plusieurs opportunités pour la femme à s’investir dans le secteur de l’énergie.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées lors de votre formation ?

Personnellement aucune. Mais le constat fait est que certains hommes techniciens du secteur ne sont pas encore prêts à accepter qu’une femme du même niveau qu’eux ou plus soit leur cheffe.

Comment arrivez-vous à cumuler les responsabilités professionnelles et professionnelles ? Vous est-il déjà arrivé de partir au travail le cœur serré parce que vous auriez voulu rester à la maison pour vous occuper de votre progéniture ?

J’arrive à cumuler aisément mes responsabilités professionnelles et matrimoniales avec complexité et la complémentarité de mon époux.

A vrai dire, il m’est arrivé une fois d’avoir le cœur serré…. pour m’occuper de ma progéniture. Seulement que la réalité est là, il faut que je travaille pour subvenir à leur éducation, besoins en complémentarité à mon époux. Et surtout pour avoir mon autonomie économique et une indépendance financière.

Quel regard portez-vous sur la femme au sein de la société béninoise ?

C’est un regard positif, car la femme béninoise aujourd’hui a atteint une certaine maturité de pensée pour son autonomisation dans tous les domaines. Elle travaille pour.

L’émancipation de la femme est quelque part un frein à son épanouissement au sein de sa famille car on remarque que plus la femme est évoluée plus elle a des difficultés à s’équilibrer sur le plan matrimonial.

C’est discutable, parce que la femme émancipée qui se voit affranchir d’une autorité, d’une domination… doit faire l’effort de concilier les rôles qui lui sont dédiés à savoir : femme émancipée, femme au foyer et mère. Certes ce n’est pas facile mais la tête sur les épaules, elle peut parvenir à faire l’équilibre sur le plan professionnel et matrimonial en faisant la part des choses. Car l’époux reste l’époux. A moins qu’elle opte pour une vie de célibat…, nos réalités socio culturelles sont là.

Quelle est la responsabilité des femmes dans cet état de choses puisqu’elles ont des difficultés à se soumettre à leurs époux quand elles assument des responsabilités professionnelles ?

C’est vrai, c’est une réalité mais c’est discutable, je pense que c’est un complexe de la part de certains hommes d’avoir une femme d’un niveau moins élevé que eux. Ils pensent qu’ils ne seront pas respectés au même titre que si c’était le contraire. C’est l’esprit d’avoir le pouvoir de dominer la femme étant donné que nous sommes dans une société patriarcale où l’homme est le chef, les hante toujours.

Quelle est la responsabilité des femmes dans cet état de choses puisqu’elles ont des difficultés à se soumettre à leurs époux quand elles assument des responsabilités professionnelles ?

La responsabilité de la femme est de donner toujours à son mari la place qui lui revient, de le respecter en tant que mari et de le mettre en confiance. La femme doit nécessairement faire la part des choses. Assumer ses responsabilités professionnelles ne sont pas synonyme de abandonner ses responsabilités matrimoniales. Il faut toujours et en tout temps faire la part des choses pour vivre une vie harmonieuse. Mieux la femme gère sa vie matrimoniale, mieux elle est performante dans sa vie professionnelle.

Quels conseils avez-vous à l’endroit des femmes pour leur émancipation ?

Je conseille aux femmes pour leur émancipation d’être présentes sur le marché du travail, dans les activités dites masculines, gagner en autonomie et en reconnaissance. Dans cette affirmation qu’elle pense à leur rôle d’épouse et de mère pour la paix et l’harmonie au sein du foyer.

Avez-vous une préoccupation particulière à aborder ?

Je m’engage à travailler pour une meilleure représentativité des femmes du secteur de l’énergie sur le marché du travail et des affaires. Merci

Interview réalisée par Nafiou OGOUCHOLA

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Quatre ans de la Rupture : «La TNT est un chantier abouti» dixit Alain Orounla

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Déjà quatre années que le Président Patrice Talon tient les rênes du Bénin, quatre années de réformes, quatre années de rigueur et de travail acharné dans tous les secteurs. Entre autres celui de la communication et récemment de la Poste. A l’heure du bilan, que retenir des actions menées dans ce département ministériel.

Journaliste : Ça doit être fastidieux d’avoir à faire le bilan d’une équipe qu’on a rejoint il n’y a pas si longtemps que ça. Alain Orounla, s’il vous était donné de qualifier le bilan de quatre ans d’actions de Patrice Talon dans les secteurs dont vous avez la charge, comment le qualifierez-vous ?

Ministre : Je le qualifie avec un fol enthousiasme en disant que c’est un bilan plus que satisfaisant dans les secteurs de la communication et de la poste. Je dois rappeler que le Ministère de la Communication et de la Poste, est effectivement un jeune ministère, mais il a l’avantage de résulter de la scission d’un plus grand ministère, le Ministère de l’économie numérique et de la communication, donc partage avec son Ministère frère, le Ministère du Numérique et de la digitalisation, le bilan que je qualifie de plus que satisfaisant.

En effet, pendant ces quatre années, l’ex Ministère de l’économie numérique a porté les ambitions du Programme d’Actions du Gouvernement qui retient cinq projets phares sur les 45 projets déployés pour le Bénin, et a conduit ces projets phares à leur maturation.

Le Ministère que j’ai le privilège de conduire aujourd’hui peut se vanter, non seulement du travail qui a été fait dans les trois autres projets phares concernant le Numérique à savoir, la fibre optique et le haut débit, la transition de l’analogie à la télévision numérique terrestre, la promotion et le développement des contenus numériques.

Et sur ces projets phares, le ministère a considérablement avancé puisque la TNT est devenue une réalité dans notre pays et que les renforcements de capacités sont mis en œuvre pour que nous parvenions aux ambitions fixées par le Programme d’Actions du Gouvernement, le développement de contenus numérique divertissant et instructif pour nos populations.

Monsieur le Ministre de la Communication et de la Poste, l’une de vos actions phares, c’est cette descente dans les médias, et vous avez dit, «le Bénin ne peut se révéler sans les médias». Comment entendez-vous redorer le blason de ces médias aujourd’hui ?

L’élément témoin rend témoignage de ce que les médias ne peuvent se développer sans le numérique. Donc le Numérique était un préalable indispensable, incontournable et il fallait le développer de la même manière que vous avez entendu l’un des patrons de presse réclamer la connexion internet haut débit.

C’est également un préalable qu’il fallait établir, qu’il fallait régler comme le gouvernement s’est attelé à rendre notre pays autonome sur le plan de l’énergie électrique, asphalter notre pays, transformer nos cités. Il fallait faire tout ce préalable qui concourt, comme le numérique et l’internet, au développement des médias.

Nous avons conscience que sans les médias, nos progrès ne peuvent pas être connus ; sans les médias, la destination Bénin ne peut pas être connue et ne peut pas être vendue. Donc, les médias sont évidemment et éminemment au cœur de l’action du Gouvernement.

Fort de cette conviction, qu’est-ce que le gouvernement, en quatre ans, a pu réaliser dans ce secteur, au-delà du numérique, pour que nous ayons ce que vous avez pu voir à travers votre tournée dans les médias ?

Ce que je vous dis, c’est qu’il fallait réaliser ces préalables. Les acteurs des médias avaient une manière d’exercer, nous avons changé d’époque. Donc il faut le renouvellement du matériel, il faut que les médias puissent s’équiper, s’outiller. Il faut renforcer leurs capacités et nous somme dans la phase de transformation de la plupart des médias qui connaissent encore quelques difficultés d’organisation et de moyens. Mais cela n’empêche pas que le gouvernement a toujours une pensée pour ces médias, puisque nous avons un cadre juridique rénové, renouvelé pour faciliter l’éclosion de nouveaux médias, renforcé la liberté de la presse.

Nous avons des cadres qui ont été mis en place pour renforcer la capacité des acteurs des médias, un secteur de plus en plus régulé avec des dispositions souples et des moyens qui sont mis en œuvre notamment grâce au Fonds d’Aide aux Médias qui a été augmenté pour permettre aux différents acteurs des médias de jouer leur partition et de s’épanouir dans leur travail et d’offrir aux Béninois des contenus de très grande qualité.

Est-ce à dire, Monsieur le Ministre, que sous Alain Orounla, les médias auront une meilleure attention ?

Ce n’est pas la question du Ministre. C’est tout un gouvernement. C’est le chef du Gouvernement et c’est surtout le Programme d’Actions du Gouvernement qui a été adopté, qui résulte d’études d’observation. Ce programme qui a été adopté, c’est lui qui est mis en œuvre. Le Ministre n’est qu’un instrument de cette mise en œuvre. J’espère que je ne ferai pas moins bien que mes illustres prédécesseurs qui ont activement contribué à la mise en œuvre de ce programme d’actions du gouvernement dans les secteurs qui nous préoccupent.

Le développement du numérique, toute chose dont a besoin la télévision, cette activité est-elle suspensive des autres préoccupations des médias par exemple le secteur de la publicité, la gestion du marché publicitaire dans notre pays ? On observe que le gouvernement, depuis 4 ans, n’a encore rien réalisé dans ce sens…

Ce n’est pas exact de dire que le gouvernement n’a rien réalisé. Le gouvernement réalise beaucoup et la difficulté, c’est que certains acteurs ont tendance à banaliser ce qu’on appelle les préalables. Des préalables, c’est les fondations d’un nouvel univers que l’on veut bâtir. Vous savez, le baobab ne pousse pas aussi vite que le maïs.

C’est un programme très ambitieux, c’est une transformation structurelle fondamentale qui ne peut se faire à la va-vite. On ne va pas se précipiter parce qu’on veut construire durablement. En attendant, les médias ont continué à fonctionner et les conditions de vie et d’exercice des acteurs des médias continuent d’être améliorées.

Il faut un temps avant que tout le monde soit formé, soit au diapason parce que l’univers des médias est écliptique et varié. Comme j’ai eu à le dire, tout le monde n’a pas les mêmes moyens financiers, ni les mêmes ressources humaines ni l’accès à la même formation.

Et donc, le gouvernement a la responsabilité, et a entrepris d’offrir un cadre au plus grand nombre. Les fruits seront davantage perçus et je comprends néanmoins l’impatience de certains acteurs qui sont dans l’espérance et qui ont hâte de voir ces fruits éclore.

Comment peut-on considérer que les conditions de vie, d’exercice s’améliorent avec des lois tels que le code du numérique et le code de l’information et de la communication ?

Il n’y a que les délinquants qui ont à redouter du code du numérique. La liberté d’expression n’a jamais souffert d’atteinte. Nous avons consolidé le régime de dépénalisation de ce qu’on appelait naguère ‘’les délits de presse’’.

Le code du numérique, comme son nom l’indique, vise à prévenir les infractions qui peuvent se commettre par des voies électroniques accessibles au plus grand nombre, accessibles à des gens qui ne sont pas journalistes. Donc, c’est un terrain commun. Et si, sur ce terrain commun quasiment incontrôlable, l’on laisse se perpétrer des infractions, le gouvernement ne serait pas responsable et c’est une menace à laquelle toutes les organisations et les pays font face.

Donc, élaborer un code du numérique pour décourager la cybercriminalité n’est pas synonyme de viser les journalistes qui n’ont pas que cet espace pour s’exprimer et qui n’ont d’ailleurs pas à s’exprimer contre la loi par ces différents canaux. Quand on parle du code du code du numérique, c’est pour prévenir et punir ceux qui, par exemple, vont se livrer à l’apologie du crime, à des options régionalistes, à des diffamations.

Lorsqu’un journaliste, un acteur des médias, fait son travail, dans le respect des lois très libérales de notre pays, il n’a rien à craindre. La preuve en est que la plupart des outils des médias qui diffusent par cescanaux, exercent librement, tranquillement et ne pourraient être inquiétés que si l’on relève des infractions susceptibles d’être poursuivies devant nos cours et tribunaux ; ce qui reste encore très démocratique.

Visiblement, Monsieur le Ministre de la Communication et de la Poste, c’est un avenir radieux que le gouvernement promet aux journalistes. Vous parliez d’ailleurs de la liberté de presse, quel commentaire faites-vous sur le dernier classement de Reporters Sans Frontières dans lequel le Bénin a perdu des points ?

Le gouvernement n’a fait et n’a pu que prendre acte de ce classement comme il a pris acte, quelques jours et quelques semaines auparavant, d’autres classements, d’autres indices qui ont été perçus de manière plus confortable. Cela étant, la liberté de la presse comme toute liberté sont des quêtes permanentes.

Le gouvernement qui ne se reconnait pas dans des actes qu’il aurait pu poser pour contrarier la liberté de la presse, continue néanmoins de faire tous les efforts pour que les acteurs des médias soient à niveau et puissent jouir pleinement de toutes libertés qui garantissent l’exercice de leur profession ; mais restera vigilant aux dérapages, aux dysfonctionnements et fera parler la loi à travers les cours et tribunaux chaque fois qu’il y aura des manquements, chaque fois qu’il y aura des infractions susceptibles de faire l’objet de recours ou de procédure.

Dans l’évocation de la contreperformance du Bénin dans ce classement de Reporters Sans Frontières, le code du numérique a été évoqué. Qu’est-ce que ça coûterait au gouvernement, par exemple, de revoir un peu la copie à ce niveau ?

Vous me donnez le droit de mettre le doigt sur les critères subjectifs et aléatoires qui fondent ces classements. Vous me donnez l’occasion de visiter la philosophie des organisations qui font ces classements.

Un classement qui se fait sur la base de notre code du numérique dont la validité a été admise par nos institutions, qui ressemble à tous les codes numériques, à toutes les lois qui encadrent l’exercice de l’activité par les canaux digitaux, ce classement ne peut pas imposer à un Etat de revoir sur ce seul point son code. Si le code du numérique doit être revisité, le gouvernement ou le parlement prendront leurs responsabilités.

Mais le code du numérique ne peut pas être révisé alors qu’il n’a pas été suffisamment éprouvé, alors que les citoyens n’en ont rien à redouter, alors que ce code a été judicieusement établi pour prévenir et punir les infractions. C’est-à-dire que l’espace est libre et on peut y faire toute activité à condition que ça soit licite. Cet espace n’est pas fait pour ceux qui sont mal intentionnés et qui, malheureusement, existent.

Depuis, vous n’avez pas évoqué la TNT qui est une activité majeure du secteur de la communication dont vous avez la charge…

La TNT est un chantier abouti. C’est l’un des projets phares du programme d’actions du gouvernement qui a pour ambition d’offrir une couverture à nos foyers à 100% à l’horizon 2021. La TNT, c’est la Télévision numérique terrestre. Quand on parle de TNT, c’est l’implantation de sites qui est déjà fait dans notre pays, et qui sont tous équipés. Pour aller vite, nous sommes dans une phase pilote et nous l’expérimentons.

C’est un projet pour lequel on a mobilisé 49,2 milliards de Francs CFA. Les antennes que nous connaissions ont étés rénovées, et je crois qu’il y en a 35 en tout. Et sur les ces 35, il y a 26 qui sont passées au numérique conformément aux objectifs assignés c’est-à-dire passer de l’analogique au numérique.

Nous sommes en phase presque finale de négociation et de signature avec une société partenaire des différentes structures que nous devons mettre en place.

Cela a donc l’avantage de moderniser un tant soit peu les chaînes notamment la chaîne de service public ?

C’est un monde de diffusion un peu plus accessible. Et c’est pour cela d’ailleurs que le gouvernement investit considérablement dans ce secteur pour faciliter la tâche à nos compatriotes et ça amène évidement une modernisation des différentes chaînes de télévision.

Quelles seront les retombées pour les chaînes qui seront diffusées sur le bouquet de la TNT ?

Ce qui est important, c’est les retombées pour les Béninois qui vont accéder à une télévision de qualité à un coût moindre. Les entreprises savent défendre leurs intérêts et il y a un cadre offert pour cela puisque ça va être un partenariat qui sera négocié à l’avantage des différentes chaînes de télévision.

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Coronavirus au Bénin : service minimum dans le transport, des pertes importantes

Dans le domaine du transport, l’effet du Covid-19 se fait cher au Bénin. Intimement lié aux autres domaines d’activités qui...

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Covid-19 au Bénin : voici le département le plus touché

A l’instar d’autres pays du monde, le Bénin est secoué depuis quelques mois par la crise sanitaire liée à la...

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Transactions mobile money : les pays en développement enregistrent 786,5 milliards FCFA chaque jour

Le Mobile Money a battu tous les records dans les pays en développement. Selon un récent rapport de la Banque...

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Fabrication de dispositif de lavage de mains : de bonnes affaires pour les soudeurs

A quelque chose malheur est bon dit-on. Pendant que la crise du coronavirus plonge des milliers de béninois dans le...

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Impacts du Covid-19 hors du cordon sanitaire : hausse drastique du coût de transport dans le Zou et le Couffo

La vague des effets du coronavirus ne pèse pas seulement sur les activités économiques dans les 15 villes comprises dans...

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Covid-19 et sécurité alimentaire : un chercheur prône l’agriculture urbaine

Pour préserver la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations, il est nécessaire de promouvoir une agriculture urbaine qui transcende les...

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Maroc : hausse de 6% des exportations des produits maraîchers en huit mois

Les exportations des produits maraîchers marocains ont enregistré une hausse de 6% entre le 1er septembre et le 9 mai...

ENQUÊTEIl y a 4 heures

Baisse d’activité économique due au Coronavirus : les coiffeuses et coiffeurs en font aussi les frais

La liste des secteurs d’activités touchée par la crise du Coronavirus est bien longue. Et les coiffeuses et coiffeurs ne...

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Covid-19 :  de nouveaux cas confirmés au Bénin

Le Bénin a enregistré de nouveaux cas confirmés de coronavirus. C’est ce qui ressort du nouveau bilan sur le site...

LE 229Il y a 7 heures

Bénin – Ramadan 2020 : l’adresse de Patrice Talon à la communauté musulmane

A l’instar d’autres du monde, les fidèles musulmans du Bénin célèbrent, ce dimanche 24 mai 2020, l’Aïd El Fitr, fête...

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Pékin «prêt» à une coopération internationale sur l’origine du virus

La Chine est «prête» à une coopération internationale afin d’identifier la source du nouveau coronavirus, a déclaré dimanche le ministre...

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La Chine est «au bord d’une nouvelle Guerre froide» avec les États-Unis

La Chine et les Etats-Unis sont «au bord d’une nouvelle Guerre froide», a averti dimanche 24 mai le ministre chinois...

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Fête de Ramadan : Ouattara prie pour que la Covid-19 «s’éloigne de la Côte d’Ivoire»

Le président ivoirien Alassane Ouattara qui a fait samedi la prière de l’Aïd-El-Fitr ou fête de Ramadan à sa résidence...

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Sénégal : vers un dispositif de suivi de l’impact du coronavirus

L’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) du Sénégal Lance, le 27 mai 2020, une enquête dans...

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Afrique : pour des économies plus résilientes à travers l’intégration

La Commission économique pour l’Afrique (CEA), la Banque africaine de développement (BAD) et la Commission de l’Union africaine (CUA) invitent...

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Bundesliga : Dortmund s’impose, Leverkusen s’offre Mönchengladbach, le Bayern déroule

Le Borussia Dortmund a ramené la victoire de son déplacement à Wolfsburg (2-0), samedi, à l’occasion de la 27e journée...

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Hongkong : la police tire des lacrymogènes sur les manifestants pro-démocratie

La mouvance pro-démocratie hongkongaise a appelé dimanche la population à descendre dans les rues pour dénoncer le projet de Pékin...

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Egypte : le meurtrier de la diva libanaise Suzanne Tamim gracié

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a gracié samedi des milliers de prisonniers pour la fin du ramadan, parmi lesquels...