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La virginité tardive : entre responsabilité, choix et tabou

La virginité tardive, qu’elle soit choisie ou subie ou assumée, touche aussi bien les femmes que les hommes. En effet, passer 25ans et être encore vierge n’est pas toujours chose facile. Elle peut devenir un poids social, une souffrance, ou un véritable calvaire.

Louise D., la trentaine, responsable Marketing est toujours vierge. Elle repousse encore cet acte pour le prince charmant. Si certains la trouvent vertueuse, d’autres estiment qu’elle doit avoir un problème. Alors se pose la question de la virginité tardive. Quand et selon quels critères doit-on passer à l’acte sexuel ?

En effet, la virginité est qualifiée de tardive en général, lorsque l’individu a dépassé l’âge de 25ans. Elle peut être choisie librement ou subie. Cependant, elle constitue un phénomène marginalisé par notre société devenue hypersexualisée.

Si autrefois, la virginité était une valeur sûre, préservée avec fierté; aujourd’hui elle est considérée comme un fardeau, ou une barrière à briser pour rester en phase avec la société. L’activité sexuelle revient donc en effet mode, une tendance suivie parfois dans l’ignorance. Dans ce contexte, être vierge à 25ans, c’est comme être célibataire quand tous vos ami-e-s sont marié-e-s. Ce n’est pas toujours facile à vivre, la stigmatisation, le rejet.

Les raisons de la virginité tardive…

Chez la femme, ce choix est souvent nourri par la sacralisation de la première fois. En effet, le dépucelage est non seulement décrit dans les mœurs comme un acte d’amour, mais aussi comme un rite de passage douloureux.

En outre, certaines femmes idéalisent les relations amoureuses. Elles sont en quête de l’homme idéal, du partenaire parfait suivant des critères bien définis: le fameux syndrome du prince charmant.

Tout ceci ajouté au mythe selon lequel «l’homme, dès que tu lui offres ce qu’il veut (le sexe), il passe à autre chose (le goumin comme le disent les ivoiriens)». L’acte sexuel est donc retardé par peur d’avoir mal et à cause du fantasme du prince charmant.

Les hommes quant à eux, sont soumis à une forte pression sociale, en matière de performance sexuelle. Il leur arrive donc d’avoir la crainte de ne pas être à la hauteur, la peur de l’éjaculation précoce ou les complexes liés à la taille du pénis. Avoir le courage de franchir le cap est donc un véritable parcours de combattant. Ce choix peut également être orienté par la conviction religieuse, un traumatisme sexuel au cours de l’enfance ou de l’adolescence, un blocage psychologique, ou l’asexualité.

Maitriser la pulsion sexuelle…

La pulsion est un peu comme un mouvement venu du plus profond de soi, qui pousse à la réalisation d’un désir. Dans ce cas, du désir sexuel. «Il m’arrive d’avoir des moments de fortes envies sexuelles. J’évite donc au maximum de rester seule dans ces périodes. Je me trouve un groupe d’amis pour bavarder. Soit je regarde un film ou je mange tout ce que je trouve comme nourriture. Si je me retrouve dans l’incapacité de faire ces choses, je me sens mal et de mauvaise humeur», confie Carine, 25ans étudiante.

Michel s’est également prononcé sur la question «Il y a de cela quelques années, je me masturbais pour faire passer l’envie. Mais j’ai arrêté parce que ce n’est pas sain. Ce que je fais maintenant pour passer l’envie, c’est écouter la musique, discuter avec mes potes ou aller me balader. L’essentiel est de m’occuper l’esprit.»

Qu’en pensent les experts ?

Nathalie Bénet-Weiler, psychanalyste et sexologue assure que «rien n’est perdu tant que le corps s’exprime à travers des activités multiples». «L’absence de vie sexuelle tend vers un silence du corps. Il faut le réveiller à travers des massages, la danse, le sport etc», conseille-t-elle.

Elle suggère aussi d’amener la personne «à ne plus penser ce corps mais à le ressentir, travailler sur les sens. Mais, lorsque c’est une virginité subie et mal vécue, ajoute la psychanalyste, il y a le risque de voir cette énergie contenue se déplacer vers des considérations, des compensations plus destructrices telles que la drogue ou la boulimie.»

Il n’y a pas d’âge pour perdre la virginité…

Selon le sexologue Jean-Baptiste Linsoussi, «L’acte sexuel n’est pas un besoin physiologique, c’est une envie qu’on décide d’assouvir ou non. Il n’y a donc pas d’âge pour aller à l’acte, tant que la personne vit bien son abstinence.»

Il n’y a pas d’âge précis à partir duquel on parle de virginité tardive: C’est un problème à partir du moment où cela devient une souffrance», renchérit Nathalie Bénet-Weiler, avant d’ajouter : «La sexualité est une option, elle n’est en rien obligatoire.».

En somme, il n’y a pas d’âge pour passer à l’acte, c’est une question de responsabilité et de choix. «Si votre virginité est choisie et assumée, il n’y a aucun risque pour la santé» rassure Jean-Baptiste Linsoussi

Par Nafissate HOUNKPATIN

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