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Le parquet de Paris ouvre une enquête pour «agressions sexuelles» après les accusations de l’actrice Adèle Haenel

Dans une enquête publiée lundi sur Médiapart, la comédienne de 30 ans a accusé le réalisateur Christophe Ruggia de l’avoir «harcelée sexuellement» entre l’âge de 12 et 15 ans.

Le parquet de Paris a annoncé ce mercredi avoir ouvert une enquête préliminaire après les déclarations de l’actrice Adèle Haenel, qui a raconté avoir été victime lorsqu’elle était adolescente d’«attouchements» et de «harcèlement» de la part du réalisateur Christophe Ruggia.

L’enquête, ouverte pour des chefs d’«agressions sexuelles» sur mineure de moins de 15 ans «par personne ayant autorité» et de «harcèlement sexuel», a été confiée à l’Office Central de la répression de la violence faite aux personnes (OCRVP), a précisé le parquet.

La comédienne n’a cependant pas souhaité porter plainte, regrettant le «peu» de condamnations prononcées dans ce type d’affaire. Malgré l’absence de plainte, le parquet de Paris avait la possibilité de s’auto-saisir de l’affaire dans le cadre d’une «enquête d’initiative».

Dans l’enquête de Mediapart, Adèle Haenel a dénoncé «l’emprise» que Christophe Ruggia aurait exercée sur elle pendant la préparation et le tournage du film. Elle a expliqué à
Mediapart avoir été victime d’«attouchements» sur les «cuisses» et «le torse», «baisers forcés dans le cou» et avoir eu à subir «un harcèlement sexuel permanent» de la part du réalisateur, âgé de 36 ans au moment des faits supposés, sur le tournage.

«Il m’a détruite»

«Je dois le fait de pouvoir parler à toutes celles qui ont parlé dans le cadre des affaires #MeToo», a-t-elle dit, précisant que «c’est une responsabilité pour moi». Et d’ajouter: «Les monstres, ça n’existe pas. C’est notre société, c’est nous, c’est nos amis, c’est nos pères. C’est ça qu’on doit regarder». «Je suis encore plus choquée par le fait qu’il dise qu’il m’a ‘découverte’, parce qu’en fait, il m’a surtout détruite», conclut Adèle Haenel. «J’étais coupée en deux. Je passais mon temps à mentir.»

Interrogée mercredi matin sur l’affaire, la garde des Sceaux Nicole Belloubet a estimé qu’Adèle Haenel «devrait saisir la justice». «Elle a tort de penser que la justice ne peut pas répondre à ce type de situations», a affirmé la ministre sur France Inter, tout en saluant le caractère «très courageux» de sa démarche.

Christophe Ruggia nie toute agression

Le réalisateur Christophe Ruggia nie toute agression dont l’accuse l’actrice Adèle Haenel, mais dit mercredi avoir «commis l’erreur de jouer les pygmalions avec les malentendus et les entraves qu’une telle posture suscite» dans un droit de réponse à Mediapart.

«Je n’avais pas vu que mon adulation et les espoirs que je plaçais en elle avaient pu lui apparaître, compte tenu de son jeune âge, comme pénibles à certains moments. Si c’est le cas et si elle le peut je lui demande de me pardonner», poursuit-il. Le réalisateur a été radié lundi de la Société des réalisateurs de films (SRF), dans la foulée de l’enquête de Mediapart.

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