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Médiation-répression :  double jeu

Les rafles se poursuivent. Cotonou avant et Tchaourou maintenant. A l’analyse, le dialogue tant prôné par Patrice Talon a-t-il encore son sens ? Ne vise-t-il pas qu’à anéantir la résistance avec la répression ? Dans l’exercice de l’éditorial du jour, analyse.

La résistance, c’est désormais un programme politique contre la ‘’Rupture’’. Et ce programme projette le rétablissement de la République et de la démocratie ainsi que toutes les libertés publiques confisquées. Ainsi, les raisons et les motivations de la résistance expliquent son succès, ses effectifs et ses victoires.

Patrice Talon ne peut donc admettre un tel programme. Il est convaincu que si un tel projet prospérait, c’est la der des der pour son pouvoir.

On n’est donc pas surpris de constater qu’au moment où il parle de médiation, c’est sa politique de bois verts qui est en branle. Pour lui donc, avant la médiation et le dialogue, il faut d’abord punir les ‘’collaborateurs et les traitres et épurer les coupelles de toutes les velléités de contestation.

Pourquoi une telle option de sa part ? Pour le régime de la ‘’Rupture’’, la résistance ne doit s’enraciner. Dans le cas contraire, elle a toutes les chances de gagner le combat de l’ombre. Mais, il se fait que ce dernier est souvent similaire au service du travail obligatoire.

Ensuite, le pouvoir actuel ne peut accepter la montée en puissance de la résistance. Il ne peut en être autrement. En effet, on constate que dès l’aurore de la résistance, il y a dans nos localités, de petits groupes isolés, agissant de façon spontanée, sans mots d’ordre, sans liens entre eux mais avec efficacité. Sans oublier l’impact des inforoutes de la communication qu’ils développent avec maestria en dépit du code sur le numérique. Et comme dans le cercle des amis, des suzerains, des illuminés et praticiens du droit proches de Patrice Talon qui avait tout prévu sauf ce paramètre de la résistance, alors, seule la répression se potasse.

Et en guise de damnation, c’est que le régime du ‘’Bénin révélé’’ tient à le faire sous la double pression. C’est pour cela qu’on observe d’abord, une certaine attention à la distance en parlant de médiation. Puis, on souffle le chaud et le froid tout en disant aux autres qu’on est le plus fort en faisant la répression.

Ce n’est qu’une duperie. Et plusieurs raisons l’expliquent. Il y a d’abord la distanciation entre la médiation et la répression. Ici, le régime Talon, profite de cette différence de puissance à son avantage pour prendre une certaine avance par rapport aux événements, aux sujets et aux idées.

Ensuite, on parle de médiation en faisant naitre un degré de sympathie et de proximité affective alors qu’on s’autorise une répression sans faille. Résultat, c‘est déjà le sentiment d’impuissance ou l’impression d’exaspération de la part des démocrates.

De ce fait, le peuple dupé mais jamais dupe a commencé par réprouver cette ambiguïté outre mesure. Ce qui fait que depuis les rafles qui s’intensifient, sa première préoccupation est d’éclairer le citoyen épris de démocratie et de liberté humainement raisonnable que la médiation est un vain mot.

Médiation ou répression ? Un mouvement de paix ne peut donc pas être mis sous l’éteignoir par la répression. On a tout compris.

Par Titus FOLLY

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1 COMMENTAIRE
  1. Christian Emmanuel SEGBO dit

    Super article !

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