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Nouvelle Constitution, ancienne colère (Le régime Talon opte-t-il réellement pour la paix ?)

Les députés de la 8ème législature, ceux non reconnus par leur peuple, ont révisé le jeudi 31 octobre 2019 au Palais des Gouverneurs, la loi fondamentale du Bénin à l’ordre du jour de la plénière et en procédure d’urgence. Cette proposition des lois issue des recommandations du dialogue politique exclusif des 10,11 et 12 octobre 2019 a,eu l’assentiment des 83/83 députés de la mouvance présidentielle.

C’est fait ! Dans la nuit du jeudi 31 octobre au 1er novembre 2019, la Constitution béninoise du 11 décembre 1990 a été révisée pour la première fois en 29 ans d’existence par un Parlement non seulement acquis à la cause du président Talon mais surtout illégitime, car non reconnu par le peuple.

Au terme de cette révision, et au nombre des dispositions nouvelles, on peut retenir en autres, l’organisation des élections générales en 2026. Dans ce cas, le mandat des conseillers municipaux, communaux et locaux qui seront élus aux élections de 2020 va courir jusqu’à 2026. Ils seront donc élus pour 6ans.

Dispositions nouvelles

Toutefois les députés de la 8ème législature élus à moins de 25%, ceux qui ont été nommés lors des élections du 28 avril dernier vont rester en place jusqu’à la fin de leur mandat (2023). Et c’est les députés de la 9ème législature à élire en 2023 qui auront un mandat écourté à trois ans pour pouvoir organiser les premières élections générales de 2026.

Seul le mandat du président de la République reste inchangé de cinq ans. Certaines modifications entreront en vigueur à l’occasion de la présidentielle de 2021. Il s’agit du parrainage des candidatures ou encore le cas du vice-président introduit dans la nouvelle Constitution.

Mais, avant 2021, en cas de vacances du pouvoir, le reste du mandat sera assuré par le président de l’Assemblée nationale. Dans ce cas, les députés élisent un nouveau chef du Parlement. Il y a eu entre autre l’adoption de la loi d’amnistie, la loi de discrimination positive qui donne 24 sièges aux femmes au Parlement et l’existence de la cour des comptes. Voilà comment la Constitution béninoise a été toilettée après son rejet par des députés de la 7ème législature.

Passage en force d’un Parlement illégitime

En 1990, la Constitution béninoise avait connu la présence de toutes les forces vives de la Nation. Si aujourd’hui ou du moins depuis bientôt quatre ans, les réformes du chantre de la ‘’Rupture’’ balaient du revers de la main cette voie qui a conduit au pouvoir celui-ci, on peut alors sans doute signaler que nous sommes passés de la démocratie à la dictature.

Au terme de cette révision, l’objectif du gouvernement de Talon est de désarticuler notre édifice constitutionnel. Il y est parvenu par le vote des lois scélérates, l’organisation des élections législatives exclusives, les tueries, le dialogue politique excluant les forces opposées à celles du pouvoir en place.

Et nous voici avec une Constitution béninoise du 11 décembre 1990 révisée sans l’avis véritable du peuple qui à 73%, avait boycotté l’élection des députés le 28 avril 2019.

«Bon pied, bon œil» comme on le dit dans les arcanes de la jungle, le ‘’Parlement du Sang’’ pour reprendre cette expression chère au président Soglo, a entonné l’hymne national après avoir fixé les omoplates des Béninois. Et quand ce Parlement, a réussi à trouver un carré de peau et de chair, il a a su loger ses billes, propulsées vraisemblablement par le fameux ‘’parapluie du Bénin révélé’’.

Patrice Talon lui-même n’avait-il juré que : «Le Bénin est éternel» Qu’il ne soit pas surpris de constater que la vraie Constitution du 11 décembre 1990, robuste, à une résistance particulière à la ricine.

Par Brice TANDJI

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