RESTEZ CONNECTÉ

EDITORIAL

Ouattara et Macron, dans la pénombre du CFA

Bénin24TV

Publié

le

Ouattara- et Macron, ont-ils réussi leur objectif, celui de saper la dynamique vers l’Eco ? Sans ambiguïté, tout le démontre. Analyse dans l’exercice de l’éditorial du jour.

On s’attendait à une cure de jouvence du CFA. Mais en lieu et place de la réforme du CFA, Macron et Ouattara, les deux têtes d’affiche de ce dossier, ont su glisser de manière subtile nous égarer dans une cérémonie baptismale de l’Eco.

Et à ce jeu, chacun d’eux avait un rôle capital à jouer. C’est ainsi qu’Alassane Ouattara, le plus grand pro-CFA devant l’Eternel de la zone franc, a fait semblant de dire le requiem de ladite monnaie.

Quant à Macron, sa présence lors de cette annonce majeure, avait pour but de faire taire la critique envers la France et le franc CFA. Mais au finish, tout le monde, a finalement compris avec le recul que leurs manœuvres de réformes du CFA de la part des deux hommes d’Etat, n’avaient que pour but de maintenir de manière voilée, le mécanisme de la monnaie comme c’est le cas depuis des décennies.

Comme on le voit, Ouattara et Macron, ont utilisé chacun en ce qui le concerne, ce qu’il incarne comme symbole très fort pour légitimer un dossier (dont les enjeux politiques et financiers) qui a un besoin pressant de, réponses.

Et à comparer les approches symboliques et matérielles dans leurs actions, on pense à une place aux affects et à la pensée bien calculatrice des deux nourris du Franc.

Et naturellement, tout comme à une partie de jeux de pétanque, cette tendance observée dans le champ de l’analyse politique et monétaire, leur a réussi. La preuve, ils ont eu l’émotion des ovations nourries. Ils ont donc gagné dans un premier temps, cette bataille relative à l’approche fictive par rapport à l’école du choix rationnel.

Le scénario monté par les deux hommes d’ Etat, démontre entre autres défauts, celui de distinguer les différents types de mouvements en fonction de leurs objectifs premiers.

Pour le président Ouattara, il faut lui attribuer dans cette histoire du CFA, le symbole du conquérant qui a arraché cette monnaie des mains du maitre. Et à ce jeu, il a su bien orchestrer son coup. Il s’agit de s’appuyer sur les outils de la révolution cognitive pour remettre l’émotion en selle à la faveur d’un lent dépassement des modèles jusque-là privilégiés contre le CFA.

Quant à Emmanuel Macron, il lui fallait émousser les ressentiments relatifs aux reliques et aux vestiges. Et c’est à dessein que le président français a parlé de : «Oripeaux». Et mieux, ayant des ‘’sympathies’’ pour les mouvements protestataires contre le CFA, il tenait à leur montrer qu’il était à leur écoute et qu’il pouvait décrire leur sujet.

Dans l’une ou l’autre des deux stratégies, il y a une vérité qui caractérise ce qu’il convient d’appeler désormais, «la réforme du CFA à la naissance de l’Eco». Dans l’un ou l’autre cas, il y a clairement une stratégie déguisée de passer directement d’un bord à l’autre.

Et au bout du rouleau, dans la soirée du 21 décembre 2019, les réfractaires contre la politique du CFA durant des décennies, ont été d’abord émus avant de tomber dans un certain désarroi.

Malheureusement, le mal était déjà fait. Les deux camps en hostilité viscéral aussi bien contre Alassane Ouattara et Emmanuel Macron, ont retrouvé leurs logiques, le cognitif a été déjà sapé. Et ce qu’ils ont qualifié : «d’audace de la part des deux présidents», ne peut que provoquer des actions de court terme génératrices de longs regrets. Et depuis lors, l’amertume persiste encore aujourd’hui et pour bien longtemps encore.

Résultat des courses, Alassane Ouattara et Emmanuel Macron, ont eu tendance à simplifier l’émotion. Dans un premier temps, cela leur a marché en dépit de toute la complexité conservée. Mais au retour de la manivelle, les dupés n’ont plus de mal à s’affranchir d’une interprétation trop univoque de l’émotion en opposition à la rationalité.

Avec les manœuvres subreptices de ces deux présidents, c’est maintenant que le CFA va davantage écrire sa longue épopée.

Par Titus FOLLY

Partagez ceci
Suivez-nous sur Facebook

CLIQUER POUR COMMENTER

COMMENTAIRE

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

EDITORIAL

Mes ovations pour la fois prochaine

Bénin24TV

Publié

le

Je ne veux pas être puriste de la tradition d’une fête importante pour la Nation pour le plaisir. En décidant de consacrer un numéro spécial 24 pages pour les 30 ans de la conférence nationale, je me contente de suivre le conseil éditorial et la rédaction pour observer et apprécier à l’aune des acquis de cette conférence de février 1990, ses avatars. De ce fait, j’évite d’être dans l’embarras d’une nécrologie tâtonnante entre hagiographie des héros anti marxistes contre le PRPB et le portrait corrosif de despotes qui ont vidé la conférence de son contenu. Conséquence, dans l’exercice de l’éditorial du jour, je mettrai ma cithare au repos.

La conférence nationale à 30 ans. Je ne jouerai pas sur la cithare. Ni cithare ni tous les autres instruments comme la trompette et le cor. A défaut des lamentations et de pleurer, je jetterai ma flûte pour ne pas vous permettre de danser.

D’ailleurs pour danser en tournoyant de toutes mes forces, il me fallait un pagne de lin. Malheureusement, l’heure est à la méditation. Il ne peut en être autrement.

Il suffit de lever la tête pour lire au fronton du PLM Alédjo, la bâtisse en ruine qui a accueilli cet évènement mémorable du renouveau démocratique «Regrats éternels» Qu’il sorte, la corruption, le népotisme, le régionalisme, la confiscation du pouvoir…

Oui tous ces maux qu’on refusait d’enrégimenter dans un quelconque modèle de pensée dominant, le sont aujourd’hui. Bref, je ne pouvais donc pas accepter les étiquetages simplistes de notre «démocratie de gloire». Je peux donc reporter les ovations pour la prochaine fois.

Cependant, je tiens à dire MERCI à tous ceux qui ont contribué à ce numéro spécial. René Ahouansou et Robert Dossou qui sont pour nous les pères de la démocratie béninoise. Joël Atayi Guèdègbé et Dr. Fidèle Sonon qui sont restés conformes à leurs idéaux et mieux sans jamais trahir leur expertise.

Ma gratitude au Professeur Hounkpatin de l’UAC qui n’a pas eu peur des «représailles d’un régime». C’est une hérésie pour moi de constater que des universitaires refusent de parler sous peine de… RIRE. Suivez mon regard.

Je tiens à remercier particulièrement l’ancien ministre et directeur scientifique du Laboratoire d’analyse régionale et d’expertise Sociale (Larès), le professeur John O. Igué qui malgré son calendrier fait d’impératifs professionnels à l’international, a tenu parole. Je promets de lui consacrer l’édition de demain pour me racheter. MERCI

Par Titus FOLLY

Partagez ceci
Suivez-nous sur Facebook

CONTINUER LA LECTURE

EDITORIAL

Investir en Afrique

Bénin24TV

Publié

le

Une certitude, beaucoup de potentialités minières, énergétiques et végétales en Afrique. Une évidence, trop peu d’investissements propices. Pour développer l’Afrique, il faut réinventer l’investissement. Ce qui est loin d’être le cas. Analyse dans l’exercice de l’éditorial du jour.

Le constat est là. Les investisseurs étrangers n’affluent pas en Afrique. On attendait les Américains, les Chinois, les Européens, les Japonais, les Sud-Américains…On ne voit personne ou très peu. Pourtant, ceux-ci ne cessent de déclarer la flamme de leur amour pour l’Afrique. Les sommets Chine-Afrique, Ticad, France-Afrique, et récemment Russie-Afrique et il y a quelques semaines Grande-Bretagne-Afrique sont régulièrement là pour faire des annonces tonitruantes de financement.

Mais entre les intentions et la réalité, il y a un fossé, un fossé béat.. Malgré ces bonnes intentions de partenariats multilatéraux avec l’Afrique, les attentes ne sont jamais comblées. Ceux qui sont capables d’investir en Afrique, sont hésitants, car très peu motivés.

Au nombre des quelques rares investissements de taille en Afrique ces derniers temps, on peut citer la technologie des moustiquaires de Sumitomo Chemical pour lutter contre le paludisme, sans oublier la technologie de désalinisation de l’eau de mer de la Sonatrach,

Dans le même sillage, il y a JGC et Hitachi qui accélère l’accès à l’eau potable et l’assurance fondée sur des indices météorologiques de Commodity Risk. Management Group et Sompo Japan Niponkoa contribuent à atténuer les effets du changement climatique. Les investisseurs hésitent, tergiversent, calculent et pourtant les conditions de développement de l’Afrique sont très optimales.

Des atouts importants

Il y a d’abord les importantes ressources naturelles, les réserves minières et énergétiques qui font que l’Afrique peut espérer un avenir prometteur. En effet, en 2015, le continent a produit 13 % du pétrole mondial, contre 9 % en 1998. En fin 2012, l’Afrique contrôlait également 53,9 % des ressources mondiales en diamant.

En 2017, la République démocratique du Congo représentait à elle seule 58 % du cobalt mondial (une matière utilisée dans la production de composants électroniques) tandis qu’en 2016 l’Afrique du Sud s’arrogeait 69,6 % de la production mondiale de platine (utilisé dans la fabrication de convertisseurs catalytiques et d’autres produits). La croissance de la production de pétrole et du gaz naturel entre 1980 et 2012 a observé une tendance remarquable.

La production de pétrole est passée de 53,4 milliards de barils à 130,3 milliards de barils. Quant au gaz naturel, il a oscillé de six billions de mètres cubes en 1980 à 14,5 billions de mètres cubes en 2012. Il faut aussi signaler que le continent noir abrite 60 % des terres arables non cultivées dans le monde.

Comme atout également pour l’Afrique, sur la base des investissements directs étrangers, l’Afrique affiche 14 % contre 9,1 % en Asie, 8,9 % dans la région Amérique latine et Caraïbes sans oublier le taux à l’échelle mondiale qui est de 7,1 %.

Mieux, six pays africains sur 12 dans le monde, ont de reluisantes perspectives de croissance économique. On peut citer l’Éthiopie, la Côte d’Ivoire, le Mozambique, la Tanzanie, la République démocratique du Congo et le Rwanda.

Et ce ne sont pas des créneaux porteurs qui manquent. Les quelques firmes occidentales qui ont investi dans la banque, les télécommunications et les infrastructures peuvent témoigner qu’il existe en Afrique des possibilités d’investissement manifestes.

En outre, il y a des entreprises africaines qui réalisent de très juteux bénéfices. C’est le cas de Sonatrach qui en 2017, a enregistré, pour ses seules activités pétrolières et gazières, un chiffre d’affaires de 33,2 milliards de dollars EU. Il y a également le groupe MTN dans le secteur de la téléphonie mobile qui a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 10 milliards de dollars sans oublier le groupe Dangote qui a encaissé la rondelette somme de 4,1 milliards de dollars EU.

La démographie africaine, la plus dynamique au monde actuellement est aussi un atout pour investir en Afrique. En effet, au moment où la population de la plupart des autres régions du monde, est confrontée au vieillissement, celle de l’Afrique offre un indéniable exutoire. La population du continent devrait quadrupler d’ici 2100, passant de 1,19 milliard d’individus en 2015 à 4,39 milliards.. Et au-delà du boom démographique, la jeunesse africaine bien formée, offrira une main-d’œuvre de qualité pour une industrialisation à forte intensité de main-d’œuvre.

Des potentialités, mais…

Si le mouvement est encore très peu dynamique en ce qui concerne les investissements en Afrique, les gouvernements africains devraient balayer devant leurs portes où s’amoncellent des immondices et détritus de divers ordres (fiscales, financières et juridiques).

Que doivent donc faire les autorités gouvernementales africaines pour inverser la tendance et accélérer le rythme des investissements en Afrique ? Face aux goulots d’étranglement qui aliènent l’Afrique, l’Afrique doit prendre des décisions hardies pour lutter efficacement contre la corruption ; améliorer la sécurité et la sûreté ; renforcer l’environnement macroéconomique ; investir dans une éducation de qualité.

Le développement des compétences en science, technologie et innovation ; sans éviter le «syndrome du nivellement par le bas», qui consiste à accorder des exonérations et des dérogations fiscales inutiles aux sociétés proches du pouvoir et à des amis étrangers, sont également des priorités.

Quand ces conditions sont bien remplies, la ruée des investisseurs étrangers pour de nouvelles opportunités d’investissements rentables est bien possible. Et ce pour plusieurs raisons.

D’abord, les investisseurs peuvent miser sur l’élaboration de stratégies relatives aux pôles d’activités industriels. Sans oublier la promotion de zones économiques spéciales, l’élargissement de l’accès à l’énergie, la mobilisation et la sensibilisation en faveur du développement

Ensuite, les investisseurs peuvent s’appuyer sur le capitalinvestissement. Ce dernier dans les pays développés, a démontré sa capacité à accompagner l’émergence et la croissance des entreprises et à créer massivement des emplois durables

Désormais, le moment est plus qu’idéal pour que les entreprises européennes, nord-américaines, asiatiques et latino-américaines investissent sur le continent et contribuent au progrès socioéconomique de l’Afrique.

Par Titus FOLLY

Partagez ceci
Suivez-nous sur Facebook

CONTINUER LA LECTURE

DERNIÈRES ACTUALITÉS

ECONOMIEIl y a 4 minutes

Lutte contre la pandémie du covid-19 : un avis important de la BCEAO aux établissements de crédit

Pour atténuer les impacts du coronavirus, la Bceao invite, les établissements de crédit à accorder aux entreprises un report d’échéances...

CÉLÉBRITÉIl y a 12 minutes

Le futur roi d’Angleterre sorti de quarantaine et son épouse, fêtent leurs 15 ans de mariage

Le prince Charles et son épouse, Camilla, duchesse de Cornouailles, célèbrent deux choses cette semaine : leurs noces de cristal...

FAITS DIVERSIl y a 13 minutes

Une femme de 107 ans devient la personne la plus âgée au monde à survivre au coronavirus (photos)

Une Néerlandaise de 107 ans s’est remise du Coronavirus et devrait devenir la plus vieille survivante de la pandémie au...

CÉLÉBRITÉIl y a 25 minutes

Covid-19 : la sortie du film Cendrillon de Camila Cabello repoussée

Le prochain film de Cendrillon de la chanteuse cubaine américaine Camila Cabello a maintenant une nouvelle date de sortie. Le...

CÉLÉBRITÉIl y a 39 minutes

Rihanna : la chanteuse fait un geste à son père atteint du Covid-19

La chanteuse barbadienne Rihanna a envoyé un ventilateur à son père de 66 ans, Ronald Fenty, au milieu de sa...

CORONAVIRUSIl y a 1 heure

Coronavirus : Boris Johnson «n’est pas encore tiré d’affaire»

Le père du premier ministre britannique a indiqué vendredi que son fils devait prendre le temps de se reposer. Le...

CÉLÉBRITÉIl y a 2 heures

Le coronavirus est l’oeuvre de Dieu pour prouver à l’humanité qu’il est puissant selon Hulk Hogan

Pour la légende de World Wrestling Entertainment (WWE), Hulk Hogan, la pandémie du Covid-19 est en fait l’oeuvre de Dieu...

FAITS DIVERSIl y a 2 heures

Photos – «Je ne veux pas mourir ici» : une Ghanéenne de 23 ans retrouvée morte au Liban après ses messages de détresse

Une fille ghanéenne de 23 ans a été retrouvée morte au parking de la résidence son employeur au Liban, un...

FAITS DIVERSIl y a 2 heures

Seine-Maritime : le cadavre d’un homme avec la tête ensanglantée découvert sous un pont

Le corps sans vie d’un homme a été retrouvé au pied du pont Guillaume-le-Conquérant sur la rive gauche à Rouen,...

FAITS DIVERSIl y a 2 heures

Affrontements avec la police : la fillette de 5 ans blessée par un projectile est sortie du coma

La petite fille de 5 ans blessée à la tête lors d’affrontements samedi entre jeunes et policiers, à Chanteloup-les-Vignes (78),...

FAITS DIVERSIl y a 2 heures

Amiens : une jeune femme retrouvée tuée à coups de couteau à son domicile

Le corps sans vie d’une jeune femme, âgée d’une vingtaine d’années, a été retrouvé à son domicile d’Amiens, dans la...

FAITS DIVERSIl y a 2 heures

Royaume-Uni : il jette un téléphone portable sur sa petite-amie qui décède

Un homme, âgé de 27 ans, a comparu mercredi devant un Tribunal au Royaume-Uni pour homicide volontaire sur sa compagne,...