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Perspectives économiques en Afrique Subsaharienne : «Les performances économiques du Bénin depuis 2017 s’améliorent»

Karim Barhoumi, Représentant résident département Afrique FMI au Bénin a présenté à la presse, le résumé des dernières perspectives en Afrique Subsaharienne. Si globalement, tout semble rose, certaines réformes doivent être poursuivies et d’autres défis relever pour l’enracinement des économies et du développement. En abordant le cas du Bénin, il a expliqué que des efforts sont faits avec une amélioration des perspectives depuis 2017.

Que peut-on retenir des perspectives économiques en Afrique Subsaharienne ?

Globalement, ce qu’il faut retenir, c’est que l’Afrique Subsaharienne continue d’avoir une croissance qui est vigoureuse pour 2019 et pour 2020, cette croissance là elle a été révisée pour la plupart des pays en tenant compte des questions commerciales mondiales et la croissance pour 2020, elle est projetée à 3,6%. Cependant, le message le plus implorant, c’est comment rendre cette croissance encore plus vigoureuse et plus admissible ; c’est-à-dire que les autorités politiques des pays de l’Afrique subsaharienne doivent mettre en place beaucoup de réformes structurelles, d’un pour faire face à ce choc et de deux, pour aussi ouvrir des opportunités.

Au fait, avec la nouvelle génération qui arrive, nous estimons à 20 million sur le marché de l’emploi chaque année contre 10 million actuellement. Pour absorber toute cette jeunesse, il va falloir mettre en place des réformes. Il s’agit par exemple de comment améliorer la concurrence et l’environnement des affaires. Il y a aussi lieu de limiter et réduire les vulnérabilités qui sont liés à la dette même si on a noté avec cette situation la stabilisation du ratio dette en moyenne dans la culture subsaharienne, mais cette vulnérabilité demeure ; et il y a une urgence que les pays de l’Afrique subsaharienne mettent en place des réformes dans la gestion de la dette mais aussi des réformes de finances publiques qui sont très importante en particulier le chapitre sur les arriérées le montre.

Les arriérés ont augmenté depuis le choc de 2014 sur le terme de l’échange à 3,8% du PIB, or avoir des arriérés intérieur n’est pas bon parce que ça crée de la vulnérabilité à la fois pour le secteur privé, le secteur bancaire et troisième chose plus importante, c’est que ça sape la confiance qui peut exister entre les citoyens et l’Etat. Ce que je peux dire, le FMI a donné différentes recommandations, des recommandations qui varient d’un pays à l’autre et qui dépendent de la nature du choc et des poids du bilan et des fondamentaux de chacun des pays.

Votre présentation fait suite à la cinquième revue du FMI au Bénin, est une revue qui s’est achevée il y a quelques jours. Peut-on dire aujourd’hui que les performances économiques du Bénin sont rassurantes ?

Oui, je vais répéter ce qu’a dit le chef de mission suite à la conférence de presse avec le ministre des finances. Le FMI a achevé la cinquième revue du programme triennal entre le Bénin et le FMI. Ce que je peux vous dire, c’est qu’en plus de cette revue, il y a eu un accord sur les grands axes de la politique économique. Les résultats du programme, comme on l’a annoncé précédemment sont satisfaisants et continuent à être.

Tous les indicateurs de performances sur la moitié de 2019 ont été atteints avec les objectifs fi xés qui sont très satisfaisants. C’est des programmes de réformes pour lesquels, nous, communauté internationale, nous soutenons les autorités à mettre en place. Ce que je peux vous dire, les performances économiques du Bénin depuis 2017 s’améliorent ; le taux de croissance pour 2019 est prévu à 6,4%. Ça veut dire que nous sommes dans une perspective de croissance qui est encourageante. Maintenant, je retiens aussi la suite de votre question, certes c’est un très bon chiffre de croissance mais on ne va pas s’arrêter là.

Il faut que, cette croissance là soit continue, et soit plus inclusive, et ceci passe par la continuité des autorités béninoises à mettre en place déjà des réformes qui sont d’actualité, mais il y a d’autres réformes qui seront mis en place pour que vraiment, ce dividende de croissance soit partagé à toute la population béninoise. Ça passe par tout ce qui concerne les investissements publics, les dépenses sociales avec ces programmes sociaux et dépenses prioritaires qui seront respectés par les autorités pour notamment dans l’éducation, la santé et si on continue sur cette voie là, je crois que les résultats à court et à moyen terme seront très satisfaisants.

La plupart des pays de l’Afrique subsaharienne connaissent un taux de croissance vraiment impressionnant et rassurant, mais pourquoi cette performance n’impacte pas réellement le quotidien des populations. Encore une fois, c’est peutêtre parfois la lenteur de la mise en place des réformes structurelles. Encore, il faut aussi que l’économie soit plus diversifi ée. Si votre croissance provient essentiellement du secteur agricole, vous allez voir que c’est uniquement les gens du secteur agricole qui vont bénéficier de cette croissance qui est vigoureuse.

En plus des réformes structurelles, vous diversifiez votre économie essentiellement avec l’apport du secteur privé, pour rendre cette croissance plus inclusive, certes elle est faire peutêtre qu’elle ne bénéficie
pas à toute la population, et c’est pour cela que la mise en place de réforme structurelle est très importante pour diversifi er l’économie et rendre cette croissance plus inclusive.

Lors de son passage, la mission du FMI a constaté que le Bénin a fait beaucoup de progrès dans différents secteurs, quels sont ces secteurs Je vais d’abord du travail opiniâtre sans qu’on ne pose déjà un regard sur le cadre macro économique. Le cadre macro économique ne peut pas être sain si ne vous prenez pas certaines dispositions ou réformes. Le Bénin a entrepris beaucoup de réformes au niveau de l’amélioration des finances publiques. Le Bénin est contraint de mettre en place beaucoup de réformes au niveau de l’environnement des affaires.

A propos, vous avez vu le dernier rapport Doing business, on sent une amélioration. Le Bénin a mis en place aussi des réformes en ce qui concerne le cadre de la gouvernance. Tous ces aspects font que les choses s’améliorent ; certes petit à petit mais nous allons dans la même direction si vous voyez la mise en place de certains investissements publics et d’infrastructures, c’est des choses qui sont encourageants.

Qu’est-ce qui pénalise parfois l’attraction du secteur privé ? Si vous n’avez pas de route et si vos n’avez pas de l’énergie, personne ne peut venir investir, donc je pense que les choses s’améliorent quand je regarde un peu. Ce n’est pas ma spécialité mais je constate comme vous par exemple qu’au niveau de l’éducation, on essaie d’améliorer le niveau des enseignants, regarder du niveau du secteur de la santé, il y a certaines réformes qui sont mises en place ; le projet ARCH qui est passé de sa phase pilote, maintenant avec une segmentation ; des populations qui sont très-très pauvres aux populations qui sont très pauvres, dépendant de la vulnérabilité de la population donc je pense que nous sommes sur la bonne voie.

Le Bénin améliore sa croissance comme beaucoup d’autres pays d’Afrique subsaharienne, est-ce que peut dire que 2020 s’annonce comme une année de mieux être pour les populations ?

C’est ce qu’on espère, toute projection ou perspective de croissance dépend de certains risques surtout l’environnement extérieur, lorsqu’il est un peu diffi cile. Mais je pense que l’économie béninoise a montré par le passé et est en train de montrer encore des signes de résilience, vous vous rappelez tous, le choc de 2015 qui était couplé à la fois de la mauvaise condition climatique puis le ralentissement de l’économie nigériane, elle a eu des conséquences sur l’économie béninoise en montrant certains signes de résilience et là, pour le moment, ce qu’on voit, c’est que l’économie béninoise se comporte d’une manière très correcte.

Autre chose, je vois que votre question fait allusion à la situation actuelle avec le Nigéria, situation pour nous qui est temporaire, laissons les autorités discuter entre elles et si la situation se décante, les perspectives de croissance pour le Bénin pourraient se maintenir.

Par Bidossessi WANOU

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