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Restauration de l’arrière-plan historique et culturel de l’Afrique : un an après l’appel de Soglo et Obasanjo

«Une monnaie et une armée régionale pour booster le développement, la commémoration de la journée de la traite négrière et autres». Voilà la substance de la déclaration de Cotonou, le 24 octobre 2018. Une initiative des présidents Nicéphore Soglo du Bénin et Olusegun Obasanjo du Nigeria. Un an après ce discours prémonitoire…

Nicéphore Soglo depuis une décennie n’a cessé d’exhorter les dirigeants du Nigeria, du Togo, du Ghana et du Bénin de former le quadrilatère. Selon lui, c’est le seul gage pour ces quatre pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest (liés par tant de facteurs historiques et économiques endogènes) de sortir du sous-développement.

Et pour atteindre cet objectif, le président Soglo s’est associé à une autre icône de la sous-région pour le triomphe de cette cause. Il s’agit de Olusegun Obasanjo du Nigeria. C’est sous la férule de ces deux baobabs que s’est donc déroulé au ‘’Chant d’oiseau’’ de Cotonou, le 24 octobre 2018, l’appel de Cotonou dont la déclaration solennelle a été lue par le professeur Joël Aïvo.

Le 20 août 2019, le président Buhari du Nigeria de manière unilatérale, a décidé de fermer ses frontières. Ce qui nous renvoie inéluctablement à cet appel de Cotonou. En effet, on peut dire qu’à lui seul, l’intitulé de cet appel «l’intégration sous régionale par la restauration de l’arrière-plan historique et culturel de l’Afrique» pose d’emblée une problématique essentielle. Il s’agit du processus de coopération pour le développement entre pays africains suivant leurs régions respectives.

Mais force est de constater que tant d’années après les indépendances, les résultats probants de l’intégration économique sous régionale (tout au moins) se font attendre.

Aborder la question de l’intégration régionale en Afrique, nous ramène forcément à une convergence économique sous régionale. Et parlant du quadrilatère, le macro économiste de renommée mondiale, Nicéphore Soglo, sait de quoi, il parle.

Cette personnalité qui recèle des valeurs spécifiques de sagesse, d’intelligence et de sensibilité n’a pas dessiné son quadrilatère pour rien. Il sait que le Nigeria avec son pétrole, le Togo avec son phosphate, le Ghana avec son or, le Bénin avec son coton, et encore le Ghana avec son café et son cacao sont des pôles de développement indéniable.

Si ce projet devenait réalité, il permettra d’impulser le commerce intra-africain qui stagne à 15%. Pour gagner ce pari, il faut donc créer une zone de libre-échange au sein de laquelle, les pays s’entendent pour abaisser les barrières commerciales existantes.

Après ce quadrilatère, il faut à terme envisager une entité continentale à l’instar de l’Union européenne. Ce qui passe par une union économique, dotée d’une monnaie commune, c’est-à-dire une zone de libre-échange doublée d’un marché commun caractérisé par une libre circulation des investissements et des travailleurs.

Mieux, la naissance de cette zone impliquera une union douanière doublée d’une politique commerciale commune à l’endroit des pays extérieurs à la zone.

Outre la perspective économique…

L’appel de Cotonou table aussi sur la mise en place d’une armée commune. L’histoire politique des États d’Afrique subsaharienne est aussi celle des actions militaires des forces de rébellion contre des gouvernements. Ce prétorianisme africain est déjà visible à la faveur de «zones grises» marquées par des situations nationales de guerre ni paix. C’est le cas avec le péril djihadiste qui plonge par exemple le Nigeria dans un cycle infernal.

Il urge donc d’endiguer ce phénomène contre les institutions gouvernementales Ce qui passe par des actions au nom de la stabilité politique pour le développement national. Contre la figure du djihadiste, rebelle et ennemi de la paix, le soldat doit surmonter son ‘’barbarisme’’ en tant faiseur de paix dans les missions de sécurité, de soutien humanitaire aux populations, de constructeur des territoires pour le développement. Sans la paix, selon le président Soglo, ‘’peacebuilding’’ ou de ‘’peacekeeping’’, la géostratégique pour développer les territoires serait un vain mot.

Soglo et Obasanjo ont-ils eu raison d’avoir lancé cet appel de Cotonou ?

A peine ont-ils lancé l’appel de Cotonou que déjà, au-delà du quadrilatère projeté par Nicéphore Soglo et Olusegun Obasanjo, on parle de la Naissance de la Zone de libre-échange continental en Afrique (Zlec), qui va entrer en vigueur en 2020, C’était le 7 juillet 2019 à Niamey (Niger) en présence d’une trentaine de chefs d’Etat africains.

En effet, dans une vision, plus large que le quadrilatère souhaité par les présidents Obasanjo et Soglo, les chefs d’Etats africains proposent déjà, un front large dans la même vision que Kwame Nkrumah, le père de la Nation ghanéenne et chantre du panafricanisme.

56 ans après, un accord de libre échange entre les pays africains du nom de Zone de libre-échange continental en Afrique (Zlec), a été ratifié et va prendre effet en 2020.

A la suite de Kwame Nkrumah, Thomas SankaraNicéphore Soglo est devenu le nouveau chantre du panafricanisme. C’est lui qui enfourche désormais, le cheval du panafricanisme pour unifier les peuples d’Afrique. Et avec Nicéphore Soglo, cette doctrine va continuer de trouver naturellement à la fois une source d’inspiration et un terrain d’expression en Afrique.

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