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Saison des pluies au Bénin : «Les clients ne sortent pas sous la pluie. Il vaut mieux rester chez soi»

La saison des pluies s’abat sur le Bénin depuis plusieurs semaines. Comme à l’accoutumée, elle rime avec un lot de désagréments qui influencent négativement les activités économiques dans plusieurs villes dont Cotonou.

Les pluies qui s’abattent sur Cotonou ralentissent les activités de bon nombre de citoyens. En effet, plusieurs opérateurs économiques ont vu leurs chiffres d’affaires baisser. Des tenanciers de bars, restaurants, aux mécaniciens, menuisiers et maçons en passant par les conducteurs de taxi-moto, un nombre important de secteurs d’activités a été impacté de façon négative.

«Chaque week-end j’ai au moins 300.000 FCFA de recettes. Mais je n’ai même pas pu avoir 100.000 FCFA ce week-end», a confié Hervé Sagbo, tenancier d’un bar-restaurant à Cadjèhoun. Un peu partout dans la ville de Cotonou, l’ambiance est ainsi dans les endroits de ce genre.

Mais, les conséquences des pluies diluviennes ne sont pas abordées de la même façon par les responsables de bars et restaurants. «Nous savons que ces désagréments interviennent pendant la saison des pluies et nous y sommes préparés», a affirmé Philomène Batcho, promotrice d’un restaurant à Sènandé.

Elle a poursuivi : «… c’est comme ça dans l’année. Il y a des moments où tout va bien et d’autres où ça va moins bien. Quand le temps est beau je fais jusqu’à 250.000 FCFA le week-end. Mais quand ça ne va pas, je peux avoir minimum 50.000 FCFA de recettes. Mais ce week-end j’ai eu environs 75.000 FCFA. C’e n’est pas si mal que ça, finalement. J’avais prévu avoir moins».

L’inondation causée par les pluies récentes est le plus grand handicap auquel font face les artisans. En effet, un nombre important d’ateliers de soudure, coiffure, mécanique auto et moto, vulcanisation et autres métiers manuels sont inondés.

AVodjè, Fidjrossè, Akpakpa, le spectacle des ateliers fermés est désolant. Anatole Gnanbodè, promoteur d’un garage automobile à Fidjrossè, s’est prononcé. «Je dois attendre le retrait de l’eau avant de pouvoir travailler à nouveau. J’ai orienté certains clients vers des amis qui ne sont pas inondés en attendant. Chaque week-end, j’ai au moins 50.000 FCFA de recettes mais là, je suis au chômage technique», a-t-il renseigné.

Les vendeuses de mets et autres produits alimentaires en ont aussi pour leur compte. A cause de la pluie, les clients se sont raréfiés. A telle enseigne que ces dernières préfèrent se terrer chez elles, à leur tour. «Sous la pluie, les gens n’aiment pas sortir pour acheter à manger. Ils préfèrent préparer à la maison», a soutenu Hermine Ahlonsou, vendeuse de mets divers à Vodjè.

Tout comme ces vendeuses, les conducteurs de taxi-moto souffrent des désagréments de dame pluie. C’est le cas de Maximilien Aladé. «Les clients ne sortent pas sous la pluie. Et ceux qui sortent veulent payer le même prix que quand il ne pleut pas. Il vaut mieux rester chez soi», a-t-il affirmé. Les pêcheurs et la chaîne d’écoulement des produits de la pêche sont aussi très affectés par la saison pluvieuse.

En effet, lors que le niveau de l’eau monte, les risques de chavirement et autres accidents sont augmentés. Ce qui fait que les pêcheurs ne ramènent plus autant de poissons. «Les pêcheurs n’amènent plus beaucoup de poissons. Du coup, cela devient cher et le produit devient plus diffi cile à écouler», a souligné dame Elisabeth, vendeuse de poisson à sainte Cécile.

Pour finir, les fonctionnaires, cadres et autres habitants de Cotonou ne sont plus portés vers des distractions. En effet, quand le temps est beau ils sont des centaines à prendre d’assaut les places publiques pour y passer du temps. D’autres y développent diverses activités, de la vente au sport.

«Quand il pleut, on ne peut pas aller sur les places publiques. Donc, il faut aller dans un restaurant ou un bar pour prendre un pot et se distraire. Et c’est de l’argent. 400, 500 FCFA pour une sucrerie alors que tu peux acheter du biscuit avec du jus de citron à 200 FCFA sur la place publique et être plus à l’aise», a expliqué Cyprien T. étudiant à Akpakpa.

Par Nafiou OGOUCHOLA

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