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Sommet Russie-Afrique : «Nous voulons sortir du franc CFA», dixit Nathalie Yamb

Le sommet russo-africain qui s’est tenu la semaine dernière à Sotchi, en Russie, semble avoir été transformé en une réunion anti-française, lorsque Nathalie Yamb, a déclaré publiquement que l’Afrique francophone ne voulait plus utiliser le franc CFA. Nathalie Yamb, suissesse d’origine camerounaise, est la conseillère exécutive de Mamadou Koulibaly, l’un des candidats à la présidence de la Côte d’Ivoire en 2020.

«Nous voulons sortir du franc CFA, une monnaie que Paris avec la complicité de ses laqués africains, veut pérenniser sous l’appellation comme Eco et qui ne permet aucune industrialisation de l’Afrique», a-t-elle déclaré.

«La conquête de notre souveraineté et pérennité monétaire est capitale car la seule stabilité que le FCFA garantit aux pays qui l’utilisent c’est la pauvreté, la mauvaise gouvernance et la corruption», a martelé Nathalie Yamb. Mamadou Koulibaly, qui est le président du parti d’opposition Lider, est un fervent opposant au franc FCFA.

Les propos de Nathalie Yamb semblent avoir tombé comme une bombe à retardement sur le palais présidentiel de Yamoussoukro, où loge le président ivoirien Alassane Ouattara, l’un des chefs d’états africains les plus loyaux de la France.

Alassane Ouattara était le premier président ouest-africain à avoir annoncé publiquement à Paris que la future monnaie ouest-africaine aura la même parité avec l’euro, comme le franc CFA.

Nathalie Yamb a ouvertement appelé la France à abandonner ses voies néo-colonialistes et laisser le continent tracer son chemin, comme d’autres colonisateurs ont fait.

«Le Portugal, l’Allemagne, l’Espagne et l’Angleterre ont compris depuis lors qu’il fallait sortir du schéma de la conférence de Berlin et redéfinir les contours d’une nouvelle coopération avec les pays africains», a-t-elle indiqué.

«Pas La France. Elle avance sans bouger, en portant des masques et qui considère toujours le continent africain comme sa propriété», a martelé Nathalie Yamb.

«Et pourtant, force est constater qu’après l’esclavage, la colonisation, les pseudo indépendances on ne nous a reconnu d’être libre que dans l’enclos français. L’Afrique francophone est encore aujourd’hui, en octobre 2019, sous le contrôle de la France», a-t-elle souligné.

«Les peuples africains, et particulièrement la jeunesse, revendiquent pourtant avec plus de plus de vigueur leurs besoins de démocratie, leur droit à l’autodétermination et le droit de décider avec qui ils veulent commercer. Avec quoi ils veulent payer ce commerce sans qu’on les place sous la tutelle d’une ex puissance coloniale qui se présente toujours sur la scène mondiale comme notre porte-parole et notre avocat», a ajouté Nathalie Yamb.

Par Issa SIKITI DA SILVA

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