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Tuerie à Paris: il faut un «criblage massif» dans les services publics, selon Eric Poulliat (LREM)

Cinq jours après l’attaque au couteau à la préfecture de police de Paris par un fonctionnaire radicalisé, le député de la République en marche et co-auteur d’un rapport sur le sujet, Eric Poulliat, plaide dans une interview à Reuters mardi en faveur d’un «criblage massif» dans les services publics.

Emmanuel Macron a appelé à «une société de la vigilance» en rendant hommage mardi aux quatre fonctionnaires tués. La tuerie commise jeudi dernier par Mickaël H., dont les signes de radicalisation n’avaient pas été formellement signalés ces dernières années, a relancé le débat en France sur l’efficacité du dispositif actuel.

Renforcé depuis 2017, ce dernier s’est notamment étoffé d’un Service national des enquêtes administratives de sécurité (SNEAS) – qui vérifie le profil d’un candidat en croisant plusieurs fichiers de police et de renseignement – et d’une loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme (Silt) qui devait ouvrir la voie à un criblage rétroactif.

«Problèmes dans la remontée d’informations»

«Il y a des choses qui ont été mises en oeuvre mais il y a eu des problèmes dans la remontée d’informations», estime Eric Poulliat, co-auteur avec le député LR Eric Diard d’un rapport sur les services publics face à la radicalisation publié en juin. «Il faut trouver des systèmes automatiques pour faire remonter l’information et pour déculpabiliser les agents». «Mais il faut surtout augmenter les membres du SNEAS pour qu’on ait un rétrocriblage massif et permanent», poursuit-il.

«Ils sont actuellement une trentaine, leur nombre va doubler pour permettre d’absorber l’élargissement du champ de compétence à l’administration pénitentiaire mais ce ne sera pas suffisant». «Doubler c’était une première étape, il faut tout de suite multiplier par cinq, par dix», estime le député qui appelle à «cribler massivement». «Cela pose une vraie question : est-ce qu’on est prêt à accepter qu’entre 10 et 15% de notre population soit criblée à un moment donné de manière administrative?», explique-t-il.

«On baisse la garde»

«J’y suis prêt mais tout le monde ne l’est pas, pour certains ce serait une atteinte à la liberté individuelle», reconnaît Eric Poulliat. «Je parle bien évidemment de gens qui sont des agents publics ou qui ont une mission de service public – je ne parle pas du citoyen lambda – mais des personnes qui sont censées mettre en oeuvre les valeurs de la République, il ne doit pas y avoir d’ambiguïté.»

Il y a aussi «des numéros verts dans les préfectures pour faire remonter» des signalements, rappelle par ailleurs Eric Diard. «Je suis sûr que ces derniers jours, elles doivent être assaillies de coups de téléphone, et après, dans une ou deux semaines, malheureusement ça va se calmer», déplore l’élu. «Le problème, c’est qu’on baisse la garde : des attentats, il y en a tout le temps, il va y en avoir encore, donc il ne faut pas relâcher la vigilance.»

Avec AFP

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