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Wallis, Batoko, Arifari : après le temps des fêtes

Le dernier mouvancier à élargir les lézardes de la ‘’Rupture’’ s’appelle Arifari Bako. Actuellement, il n’est qu’un simple député perdu dans la grande masse des députés illégitimes. Mais son passé dans le jardin des grands de notre République plaide pour lui. Il vient de critiquer avec véhémence l’absence de l’opposition au Parlement. Assiste-t-on à un début de fronde des échansons contre leur roi, Patrice Talon surtout que Arifari Bako n’est pas le premier dans cet exercice ? Serait-il le dernier ? Quand les petits ruisseaux font les grands fleuves. Analyse dans l’exercice de l’éditorial du jour.

Une partie de la crédibilité politique de Patrice Talon se joue ces derniers jours. Dans les détails des fresques de la ‘’Rupture’’, on voit des balcons s’écrouler, des murs se lézarder, des fenêtres se briser et des gravats s’entasser. Tout cela découle des critiques acerbes de la part de certains des proches de Patrice Talon.

Et dans l’étalage de ces prises de positions, avant Arifari Bako, c’est Wallis Zoumarou, le doyen d’âge de ce Parlement illégitime qui a donné le ton des grandes manœuvres. A l’aide de la queue d’une lime à gratter pointu, il a donné les premiers coups de pioches. Ousmane Batoko de la Cour suprême, a davantage élargi les lézardes en assommant le filleul, Joseph Djogbénou avec les bois verts. Sans oublier Jean-Baptiste Elias de l’ANLC qui a aussi donné prise à l’état des lieux. Même Adrien Houngbédji, le grand pilote des lois drones qui déshonorent ce Parlement décrié par tous, n’a pas été en marge de ce mouvement.

Au regard de la pointe des statistiques, pour ceux d’entre vous qui s’apprêtent à faire le calcul des caudataires de la mouvance au ton réquisitoire, ils sont déjà cinq.

Même si le dommage causé à Patrice Talon est encore minime, pourquoi le premier réflexe des feudataires de la mouvance qui présentaient le vin et l’offris au roi, est actuellement de se soustraire ?

En effet, subitement, ces proches de Patrice Talon, sont devenus conscients qu’à brève échéance, que le curseur de leur ‘’victoire’’ aux dernières législatives doit se déplacer. Pourquoi ont-ils fait le choix de ne plus demeurer au cœur de la tourmente? Ont-ils pu lire dans une boule de cristal la suite des événements ? Talon laissera-t-il faire ?

Cela dépasse l’entendement, car le maitre des horloges de la mouvance présidentielle n’est pas naïf. Sa capacité à trancher vif dans le camp des ‘’mutins’’ ne s’est pas étiolée. Elle est intacte.

Mais pourquoi Patrice Talon ne dit rien en dépit de son leadership fort ? Pourquoi ne tape-t-il pas du poing sur la table ni pour siffler la fin de la récréation ni pour expulser les mutins et fauteurs de trouble ?

Pour le moment, on est surpris de constater que le chef de l’Etat qui n’est pas tolérant avec son autorité se taise. En effet, son silence n’atteste pas d’une grande ouverture et de belles qualités humaines. Mais dans les conditions optimales de ce Parlement illégitime et de la démocratie bafouée, il semble que cela ne suffise plus toujours pour réussir en politique.

Que finira par faire Patrice Talon avec des dissidents qui minent de l’intérieur, son autorité ? Va-t-il reprendre le contrôle de l’agenda de la main lourde ?

Très tôt, ce petit foyer de mécontents peut-il réussir à avoir des essaims dans toute la mouvance ? La mutinerie n’est peut-être pas terminée même si à court terme, Patrice Talon peut réussir à la mâter non sans peine et sans dommages. A qui le tour ?

Par Titus FOLLY

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